‹ Les médailles historiques du règne de Napoléon le GrandChapitre 49 sur 197 · DE TROIS 1>()\TS DE FER A PARIS · texte numérisé non relu

DE TROIS 1>()\TS DE FER A PARIS

24 Ventôse an IX (15 mars 1S01).

Après avoir rétabli les principales routes qui facilitent la communication de Paris avec les départements el les autres villes de l’Empire, Napoléon, embrassant loules les idées el tous les projets d'une amélioration universelle, voulut rendre les communications plus courtes el plus commodes entre les deux parties de la Capitale, séparées rime de l’autre par le fleuve qui les embellit, en multipliant les moyens de passer sûrement d’une rive ii l’autre, sans entraver cependant la navigation.

L’exécution des trois ponts de fer ordonnés par la loi du 24 Ventôse an IX a concilié en ce genre tous les intérêts.

Le premier, situé entre le Jardin des Plantes el l’Arsenal, en complétant le système de la dernière extension des murs el des barrières de Paris vers une de ses extrémités, ouvre une communication entre les deux faubourgs les plus populeux de celle ville (appelé, en 1 806, Pont (V Austerlitz) .

Le second, qui remplace l'ancien pont de bois que sa vétusté avait contraint de démolir, réunit les îles de Saint-Louis et de la Cité (Pont Saint-Louis). Le troisième, jeté entre le quai du Louvre et celui des Quatre- Xations, établit une communication de plus pour les gens de pied, entre le quartier du faubourg Saint-Germain et celui qui porte le nom de ce superbe édifice, dont l'achèvement et la destination augmentent encore l’utilité du nouveau pont (Pont des Arts).

L'emploi du fer dans les ponts à plusieurs arches était une nouveauté en France. Cette construction, outre l’économie, ollre encore l’avantage de pouvoir faire les piles moins épaisses, les arches plus larges et, par conséquent, de nuire le moins qu'il est possible à la navigation. Enfin, en livrant la construction de ces trois ponts à des entreprises particulières dont les avances doivent être remboursées par la concession à terme fixe d’un léger droit de péage qui se perçoit sur les passants, une grande dépense a été faite sans léser le public et sans que la ville de Paris ait été grevée.

La médaille représente la vue demi-perspective des trois ponts de fer placés l’un au-dessus de l’autre avec le nombre d'arches de chacun et I indication de la construction en fer. La figure de la Seine appuyée sur son urne est couchée au bas du champ.

La légende autour du type : VRBlv NOVIS • PONTIBVS • IN 1 ER- IECTA. et celle de l'exergue : RIPAE • FERREIS ARCVBVS • PRIMVM. IVNCTAE, apprennent que trois nouveaux ponts ont été jetés sur la Seine, et que ses rives sont réunies pour la première fois par des arcs de fer.

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La loi du 24 Ventôse an l\ l.’’> mars 1801) qui ordonne la construction de trois ponts nouveaux sur la Seine, en détermine remplacement : le premier, entre le Jardin des Plantes et l’Arsenal pont d’Austerlitz): le second, entre les îles île la Cité el de la Fraternité pont Saint-Louis : le troisième, pour un passage à pied entre le Louvre et le quai des Qualrc-Nations (Pont des Arts). Ils devaient être construits el livrés à l’usage du public dans un délai maximum de dix-huit mois. Une taxe de passage (cinq centimes pour les piétons) fut établie au bénéfice des concessionnaires des travaux, jusqu’à leur complet remboursement. Les travaux, poussés activement, surtout à la suite de l’arrêté Consulaire du -2.’ 1 Fructidor an \l 10 septembre 1803) qui leur alTecte une nouvelle dépense d’un million, étaient en pleine activité en 1804. Une lettre de Napoléon au ministre Cretet, du 4 Floréal an \ 1 1 24 avril 180-4). lui prescrit de presser surtout l’achèvement du pont d’Austerlitz.

Le 2 août 1808. la Commission des Inscriptions et Médailles arrête comme sujet de médaille la construction de ces ponts. Le 9 août. Mongcz propose pour type : « la Divinité de la Seine couchée, sous une grande arche de pont. Pour légende : Fluvii ripae novis vinculis conjunctae. Pour exergue : Très Sequanae pontes apud Parisios imposili. Anno 1801 . Petit-Kadel propose : « Un arc appuyé contre deux piles en forme de cippes. sur lesquels on verrait, d’un côté, une louve, symbole du Louvre : de l’autre, une chouette, symbole des arts. Sous cet arc, serait représentée la Seine, tenant son urne épanchée. Pour légende : Aileunli Caesar obvius. Pour exergue : Urbe suû ponlibus III interjeclù. » Quatremère de Quincy propose : » Une portion de ceinlre sans pile d une arcade, en fer qui représenterait l’assemblage de cette construction. Cette arcade pourrait se tripler par trois cercles concentriques, l’un au-dessus de l’autre, pour indiquer les trois ponts de fer. La figure de la Seine personnifiée serait au bas de la médaille. La légende serait : Tri uni ponlium ferreis ttreubus. L’exergue : Sequanrt Irajeclus. n Le Ifi août 1808, la Commission arrête le type dessiné par Chaudet.

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