CRÉATION 1)1 ( ANAL DE L’OURCQ
29 Floréal an X ( 19 mai 1802).
Quoique la Seine fournisse aux habitants de Paris des eaux saines et abondantes, cependant de nombreux besoins, parmi lesquels il faut compter ceux de la salubrité, de la propreté et aussi ceux de l’agrément et de la magnificence, faisaient désirer depuis longtemps que la Capitale pût recevoir de nouvelles eaux (pii, parlant d’un point plus élevé, pussent se répandre dans les différents quartiers de celle immense cité.
Sous Louis XIV, le projet de dériver la rivière d’Ourcq et de l’amener par un canal jusqu’à La Villelle avait été proposé à Colbert. Ce ministre en avait fait sentir l’utilité au Roi ; cl déjà on avait commencé l’exécution de ce projet, lorsque les revers qui obscurcirent la fin du règne de ce Prince, liront abandonner l'entreprise.
L’époque où aucun projet utile, ancien ou nouveau, ne pouvait plus être négligé, était arrivée. Le 27 Floréal an X (17 mai 1802), Napoléon fit présenter au Corps législatif la loi qui ordonne l’entreprise du Canal de l’Ourcq ;
quoique celle en I. reprise soil aujourd'hui presque eulièremcul terminée, ou a cru que la médaille devait être relative à la loi à laquelle Paris doil ce bienfait.
Le type est la ville de Paris personnifiée et assise, ainsi que sont représentées, sur les médailles des Empereurs Romains, Rome et Constantinople, capitales de leur empire. Les armoiries gravées sur le bouclier placé près de la figure principale la font assez reconnaître; elle lient de la main droite une large coupe dans laquelle la nymphe de l’Ourcq verse les eaux de son urne.
La légende, AQVA • XEAPOLIONEA, dil, avec la simplicité antique, que les eaux de l'Ourcq ont été amenées à Paris par les soins de Napoléon. C'est ainsi (pie, dans les temps anciens cl modernes, les eaux Julia, Claudio,;. Trajana , F e lice et Paola ont emprunté les noms des Princes qui les ont dérivées pour l'usage et l’ornement des villes où ils faisaient leur résidence.
La légende de l’exergue : A • F ( ) NT lv Y R C A I v M I L L I A R I O ■ S EX A G E- SIMO ■ A 1) • V RBE.M • PERDVC 1 A ■ A N \ ( ) • Ml )CCCI I . est imitée de I inscription qu on lit a Rome sur 1 aqueduc de 1 . t q lia Claudia , et fait connaître le nom de la rivière, 1 étendue des travaux prolongés dans un espace d’environ vingt lieues, ainsi ([lie l'époipic où la loi a été rendue et l’entreprise commencée h
FCl.AiliCISSKMKNT
Dans sa séance du 23 août ISOH, la Commission des Inscriptions et Médailles met au nombre des sujets de Y Histoire métallique de Napoléon ■ l'ouvert lire du Canal de l'Ourcq •. dont les travaux avaient été votés le 2!l Floréal an \ (I!) mai 1802). deux jours après la présentation du projet par le Premier Consul au Corps législatif. Dans les derniers jours du mois de janvier 1803, Bonaparte visila les travaux du canal, qu'il suivit à cheval sur tout son parcours.
I.e 30 août 180, s, \ isconti propose pour type celui de Vaqua Trajana des médailles romaines 1 2 : l'eau de l’Ourcq personnifiée en Naïade, avec une branche de peuplier, au lieu de roseau, serait appuyée sur son urne et placée sous une arcade qui indiquerait ou les parties souterraines du canal ou la grotte de sa source. La légende serait : Aqua Xeapolionea. L'exergue : .1 fonte Urcàë milliard)... ad Urbem perduci j assit. Anna | 1802). »
Proposition de Mongez : « La ville de Paris, assise sur la rive d'un canal, étendant la main vers la nymphe de I Ourcq. Pour légende ; Parisiis nard aqud recrealis. Pour exergue : Flavius U rca in Lutetium deduclus. Anna 1802]. »
Proposition de Qualremère de Quincy : - Utendu (pie les eaux de l'Ourcq sont amenées à Paris particulièrement pour fournir aux fontaines de cette ville, il convient de faire comprendre celte destination dans le type, qui serait ainsi conçu : \u milieu, un piédestal qui porterait un vase ou la statue de Napoléon. D'un côté du piédestal serait assise la ville de Paris tenant en main une conque ou coupe évasée, dans laquelle la nymphe de l'Ourcq, représentée de l'autre Golé, verserait les eaux de son urne ; ces eaux seraient vues tombantes dans un bassin placé au bas du piédestal. Légende : Urcd Lutetium ducld. Exergue : Providentid .Xeapolinnis. Anna [1802]. »
Le ti septembre 1808, la Commission arrête : ,< Le type représentera la ville de Paris assise, avec ses symboles ordinaires, appuyée d’une main sur son écusson et tenant de l'autre une coupe évasée dans laquelle la nymphe de l’Ourcq versera les eaux de son urne. Légende: Aqua Xeapolionea. Exergue : .1 / nnle Urcæ mitliario... ad Urbem perduci j usait. Anna [1802 . »
L ne autre médaille fut projetée plus tard par la Commission pour consacrer l'achèvement des travaux de canalisation et l'ouverture du bassin de. La Villellc (ci-après Médaille C.LXYHI
1. La légende de l’exergue n'est pas reproduite dans le dessin de C.liaudet.
2. II. Cohen. Médailles tic l'Empire romain, I. II, p. 1!), n" 20.