INSTITUTION DE LA LÉGION D’IIOWEL'H
29 Floréal an \ 19 moi 1802 .
Des récompenses nationales devaient être décernées, suivant l’article 77 de la Constitution, aux guerriers qui avaient bien mérité de la Patrie. Bientôt après son avènement à la suprême magistrature, le Premier Consul mil celle loi à exécution et leur donna des armes d’honneur, avec une pension proportionnée au grade qu’ils occupaient dans l’armée. Voulant ensuite que les services rendus dans les fondions civiles, les belles actions de toute espèce, les talents et les succès dans les lettres, dans les sciences el dans les arts, fussent admis aux mêmes récompenses el confondus dans la même gloire, comme la nation les confond dans la même reconnaissance, il créa la Légion d’IIonneur dans laquelle il réunit tous les genres démérité et les lit participer à la même décoration el aux mêmes avantages. Le nom de Légion, donné à celle association de citoyens distingués, désigne mieux qu’aucune autre un Corps qui doit toujours être composé de l’élite de la nation, el l’épi I lièle jointe à ce nom ne convient pas moins bien à une Institution propre à aug-
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niciiler la force cl L’activité de cc ressort de l’honneur toujours si puissant sur la Nation française.
La médaille destinée à consacrer la mémoire de celle grande Institution a pour type l’enseigne ou l'aigle légionnaire telle qu’elle existe dans le cheflieu «le chaque cohorte. G’esl ainsi que l’aigle romaine est, sur les médailles tics Césars, le symbole des légions de l’ancienne Rome.
La légende, LEGIO ■ IIOXORATORVM ■ CONSCRIPTA, indique la formation de la Légion «l'Honneur, par les mêmes expressions «pie les Romains employaient pour désigner «les distinctions el «les récompenses semblables à celles dont jouissent les membres de la Légion d Honneur. Ils appelaient honora U, ces guerriers qui avaient obtenu de leurs généraux, et souvent même de la main des Empereurs, des armes d’honneur, des couronnes el d'autres récompenses militaires.
L’exergue porte la date de la loi : I!) MAI • AN • 1 802 1 .
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Le H Floréal an X (i mai 1802;. le Premier (ion créant l’Ordre de la Légion d’Honneur. (’.e projet fut adopté sa fut instituée par la loi du 20 Floréal an \ (Ml mai 1802).
Le mardi (i septembre 1808, la Commission des Inscriptions sujets de I Histoire métallique de Napoléon « l'Institution de la Leg
Le ML \mcilhon propose pour type : « La croix d'IIonneur ail. et entrelacée par le même lien à deux branches, l'une de palmier, l'autre d'olivier, la colonne seraient, d'une part, le Dieu de la «iuerre de Pau Ire. la Déesse des Scien légende sérail : De palriû bene merilis. L'exergue : Legio Honoris insltlttln.
Monge/, propose pour type : » L'Ktoile île la Légion. Pour légende : Ophm Legio honorala inslilula. Ann. IS02|. »
Quatre mère de Quincy propose : « L’ Km perçu r en costume impérial, a "auche serait un piédestal chargé de croix, d'ordres et de cordon présenterait une Croix d'IIonneur. Légende : Sua praemia lau/li ;
Le mardi. 20 septembre 1808, le type suivant est adopté :
, Il représentera l’enseigne militaire de la Légion, avec son aigle et tous ses accessoires manière dont elle a été exécutée sur les dessins de M. Peyre, chez le (irand-Cbancelier de la d'IIonneur-. La légende sera : Legio honoralorum conscripla. L'exergue porter.
La Commission se réserve d'envisager le même sujet pour « une autre médaillé qu elle fera sur la «lislribution première des Croix d'honneur aux Invalides » le U juillet 18oi (ci-après Médaille LX Mi.
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Tel est l’aele législatif que. le il octobre lHlMi. Monge/, proposa à la Commission des Inscriptions et Médailles de commémorer par un projet de médaille. > Le type de cette médaille serait une couronne civique, au centre de laquelle on lirait : ou Consul perpétuas. ou Vola publica, et la date à l'exergue. »
Quatremère de Quincy préfère >■ un type qui marquerait une progression de pouvoir clans les honneurs décernés au Premier Consul, et comme, dans la médaille du Consulat décennaiiv. l'Fmpereur est représenté debout recevant de la France assise le symbole du Pouvoir de gouverner, le Premier Consul, légalement établi Consul décennaire. sérail, dans le type actuel, représenté assis, tenant en main le bâton de commandement, et la France, debout, lui remettrait les (ablettes symboliques du relevé des votes du Peuple. M. Qualremère ajoute qu'on pourrait aussi représenter les deux figures debout, si l'on trouvait que le type en devinl d'une exécution plus favorable à l'elfel du dessin
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île la médaille. On lirait sur les tablettes : Consul perpetuus, et l'exergue porterait ces mots : Vota publica ».
Le lti octobre, la Commission décide que la médaille du Consulat perpétuel « représentera le Premier Consul debout, revêtu de l'habit consulaire, tenant en main la haste pure, symbole du Pouvoir; la France debout lui présentera la table des votes. La légende sera ; Consul perpetuus ; l'exergue portera ces mots : Vola publica. »
Le 23 janvier 4807. la Commission présente à la Classe d'Hisloire et de Littérature ancienne le dessin de C baudet, commenté par la Notice que voici ;
■ La conclusion du Traité d'Amiens avait rétabli l'harmonie dans les rapports de la France avec toute l'Europe. 1 ne administration intérieure de moins de trois années avait dissipé l'anarchie : mais les institutions les plus sages n’étaient pas encore consolidées. Dans cette situation, la France voyait avec inquiétude s'écouler le temps limité du pouvoir qu’elle avait confié aux mains de Napoléon. Pour accorder ses plus grands intérêts avec les devoirs de sa reconnaissance, elle vota à perpétuité la dignité consulaire.
" Tel est le sujet de cette médaille. Son type représente le Premier Consul tenant en main la haste pure, symbole du pouvoir civil et militaire. La France lui présente les tables du résultat des votes recueillis dans tous ses départements. La légende, par ces mots : Consul perpetuus , désigne le sénalusconsulle qui proclama le Consulat perpétuel, et la date de celle proclamation est portée dans l'exergue ; 2 Auy. 1802.' ”
Comme le projet de la médaille du Consulat décennal (ci-dessus Médaille V ), celui de la médaille du Consulat perpétuel ne paraît pas avoir été accepté par la Classe ; dans tous les cas. ni le dessin exécuté par Chaudet, ni la Notice explicative ne figurent dans le Kecueil manuscrit préparé pour l’Empereur.
I. On connail des médailles qui donnent à Bonaparte le litre de Consul ù nie. Voyez Trésor île numism. Iiéuolulion française, pl. XC.I, n“* 2 A 4.
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8 Fructidor an .Y (20 août 1802
I- île <r Elbe, dépendante de l’Ilalic cl en particulier de la Toscane, ne pouvait être inséparablement attachée au système continental que ]»ar une protection puissante. L’Angleterre désirait depuis longtemps de s’emparer de cette île. autaul pour priver la Toscane du produit des métaux qu’on y exploite, que pour avoir dans la Méditerranée un nouvel abri pour ses vaisseaux et un nouvel entrepôt pour son commerce.
Le \ septembre 1801, une de ses escadres y avait mis à terre trois mille hommes, dont douze cents furent détruits par les troupes françaises, et les autres forcés de se rembarquer avec précipitation.
Le 26 août 1802, Napoléon pourvut définitivement à la sûreté de la côte de rÉtrurie et de son commerce, en réunissant l’île d’Elbe à l’Empire français.
Sur la médaille destinée à fixer l’époque de cet événement, on voit la ligure personnifiée de l’île d’Elbe avec les attributs caractéristiques de la
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fabrication des métaux, attributs que l'antiquité a donnés à Vulcain, savoir, le pileus ou le bonnet , et la tenaille. On a encore placé aux pieds de la ligure, assise sur un rocher que baignent de toute part les Ilots de la mer, quelques tronçons de colonnes, pour rappeler les célèbres carrières de granit situées dans cette île, dont les Romains avaient tiré ces belles colonnes qui subsistent encore aujourd'hui dans les restes de leurs édilices.
La légende, empruntée à Virgile, est : GHALYBVM • GENEROSA METALLIS. Celte île doit, eu ell'et, sa réputation à la belle qualité de ses mines de fer. ILVA IMPERIO A EDITA, 20 Août 180*2, qu'on lit à l’exergue, annonce la réunion de l'ilc d’Elbe à l’Empire.
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ta possession de l’ile d'Elbe était considérée par Bonaparte comme d'une grande importance stratégique pour lutter contre les \uglais sur la Méditerranée. Aussi, le 15 Messidor an l\ (4 juillet 1801 1 il écrivit à Murat pour que celui-ci, alors en Italie, donnât l'ordre d'occuper, l'ile ce qui fut exécuté rapidement. L'ile d'Elbe fut déclarée réunie à la France, le 8 Fructidor an \ (-2(5 août 1802), et son organisation administrative fut dictée par Bonaparte le 10 Vendémiaire an XI (2 octobre 1802 .
Le l.'i septembre 1808, la Commission des Inscriptions et Médailles met au nombre des sujets de V /lis/ vire métallique « la réunion de l'ile d'Elbe à la France >.
Le 20 septembre, Monge/, propose pour type : •< Un forgeron forgeant une épée ou un casque sur une enclume; à ses pieds serait une cuirasse sur laquelle serait gravé un coq. Près de lui. s’élèverait une roche coupée en plusieurs endroits, comme une mine à ciel ouvert. Pour légende : Hnmania quondam arma uunc Gallis minis/ral. Pour exergue : lira insula ad (iallorum imperium adjuncla. Ann» 1802 . »
Visconti propose pour type : « L'ilc personnifiée et assise sur des rochers baignés par la mer. Elle serait vêtue d'une simple tunique, aurait un sein découvert, une tenaille en main, et sur la tête le bonnet conique de Vulcain. La légende serait ; Chalybum yenerosa melallis'; l'exergue. Il va imperia addila. Anna [1802], »
Le 27 septembre 1808. la Commission adopte le projet de Visconti, avec l'addition, aux pieds de File personnifiée, de quelques tronçons de colonnes placés au bas du rocher, « pour exprimer que cette île, outre ses riches mines de fer, fournit à l'architecture de très beaux granits ».
E, Enéide , X, 17-1 :
... as! Il va Ireeenlos
Insula. inexhauslis ('halyhum yenerosa melallis.