‹ Les médailles historiques du règne de Napoléon le GrandChapitre 71 sur 197 · I.XV · texte numérisé non relu

I.XV

ÉTAlîUSSKMKNT 1)KS C’IMKTIKMlïS lllllts I ) KS Vll.l. ICS ET KÉTABI.ISSKMKNT DES CÉRÉMONIES KEMCRAIRES 23 Prairial an XII 12 juin 1804).

De la division établie par les lois entre la puissance civile et la puissance spirituelle dans tous les actes sur lesquels ces deux autorités influaient précédemment, naquit un grand avantage pour la salubrité des villes et la dignité même des temples. Les inhumations dans les églises lurent défendues, et les cimetières ordinairement placés dans leur voisinage, furent supprimés. Des terrains situés hors des Ailles cl des villages durent remplacer ces foyers de corruption, qui, depuis tant de siècles, existaient au milieu de nos habitations.

Mais, le désordre des temps ayant empêché qu’on ne songeât à lixer le mode d’exécution de ces lois aussi sages que salutaires, il en était résulté des conséquences immorales cl qui même outrageaient rhumanilé. Comme si la division des deux pouvoirs avait dû entraîner la destruction de l’un des deux, les cérémonies religieuses ne lurent [tins regardées comme devant

mm

Iflpl

faire parlie <les devoirs à rendre aux morls. Toute espèce de décence fut négligée dans les funérailles, et au milieu d’une des nations les plus civilisées, on en était réduit à envier les usages des peuples sauvages.

Les principes d'ordre et de raison ((ne Napoléon porta dans toutes les parties, lit bientôt cesser ce séant laie. Tout es les villes, toutes les communes eurent des cimetières enclos hors de leur enceinte. Les idées morales reprirent leur empire; la Religion vint de nouveau bénir les cérémonies funèbres, et des mesures furent prises pour que les funérailles, même celles des pauvres, se lissent avec la décence et le respect qu’on doit aux morts.

Celle médaille a pour objet de consacrer le souvenir de ces pieuses insl il ut ions et d’en retracer l’idée.

Au milieu du champ est un Génie ailé, debout, les jambes croisées, appuyé sur son llambeau renversé; c’est l'emblème sous lequel les Anciens représentaient la Mort. A gauche, sur le second plan, derrière le Génie, est figurée une porte de ville dont les ballants sont ouverts en dedans et par laquelle on aperçoit des édifices intérieurs, pour montrer que le lieu de la scène est hors des murs; à droite, est un cippe funéraire.

La légende autour du type, S HP V L C R E T I S • EX T R A • V R B E S • T RA\ S - LATIS, et celle de l'exergue, DECVS- F Y X ERVM ’ R LST I T VT VM , redisent en peu de mots ce que le type exprime avec peu de figures, que les cimetières sont transportés hors des murs et (pie la décence des funérailles est rétablie.

ÊCI.A IRCISSEMEX T

L'arrêté Consulaire du 21 Ventôse an l\ (12 mars 1801) établissant quatre cimetières hors des murs de Paris fut confirmé et complété par le décret Impérial du 23 prairial an \ 1 1 (12 juin 1804). qui interdit les inhumations dans les églises» temples, synagogues, hôpitaux, chapelles publiques, ainsi que dans l’enceinte des villes et des bourgs. » Il y aura dit l'article 2. » hors de chacune de ces villes ou bourgs, à la distance de trente-cinq à quarante mètres au moins de leur enceinte, des terrains spécialement consacrés à l'inhumation des morls. » lin même temps, le litre V du meme décret spécifie que « les cérémonies précédemment usitées pour les convois, suivant les différents cultes, seront rétablies, et il sera libre aux familles d'en régler la dépense selon leurs moyens et facultés ».

Telles sont les sages mesures que la médaille qui précédé a voulu rappeler. Elle fut mise à l'élude par la Commission dans sa séance du !l août 1808. sous celle rubrique : « Le rétablissement des pompes funèbres ou Etablissement de quatre cimetières hors de Paris. »

Le lfi août. Ameilhou propose pour type : ■< Un char funéraire précédé d'un Génie tenant une torche renversée. Pour légende : Denis funerum res/iluliun ; pour exergue : Ex décréta. Ann. 1801 . »

Proposition de Mongez : « I m.- porte de ville fai . . arc de triomphe, c . mecelles .1.- PompeTa,

les battants ouverts en dedans. ,\ côté de celle porte, un monument sépulcral entre deux cyprès. Pour légende : Fugtiltt ex urbe mephitis ; pour exergue : Sepulcrela extra urbes translata. ••

Quatremèrc de Quincy propose « de faire voir le mur de la ville, au-delà et au dessus duquel on apercevrait quatre cyprès entremêlés de monumetts funéraires. En avant du mur. le chariot funéraire. Pour exergue : Extra muras quatuor cœmeleria fundala. Ann... [1801 .

Le 28 août 1808, la Commission adopte le type dessiné parChaudet.

1 SK

Page 1