CANAL DE S AINT-Q L E\ TIN
Ce n’cl ait pas assez d'avoir réuni les ports du Nord-Ouest et ceux de la Méditerranée par le Canal du Centre qui conduit de la Saône à la Loire, il fallait encore lier le système général de la navigation du Midi il celui de la navigation du Nord. Le moyen le plus avantageux était d’établir une communication entre le bassin de la Seine et celui des lleuves septentrionaux. On l’avait senti vers le commencement du dernier siècle, et pour y parvenir on joignit, en 1738, l'Oise à la Somme. Mais pour compléter ce travail et lui donner toute l’utilité dont il était susceptible, l’Lscaut devait être joint à la Somme près de Saint-Quentin. Laurent, ingénieur célèbre, forma le projet grand et hardi d'opérer celle jonction par un canal souterrain de 13.772 mètres de longueur. Commencé en 1768, ce travail fut bientôt interrompu. Napoléon, ayant visité en 1801 remplacement du canal de Saint-Quentin, en ordonna l’exécution. Les ingénieurs des Ponts et Chaussées se trouvèrent divisés d’opinion entre l'immense galerie souterraine de Laurent et un nou-
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veau projet présenté par M. de Vie, dans lequel elle était remplacée par deux petites galeries dont la longueur réunie netanl que de 6.800 mètres diminuerait les dépenses et ménagerait la santé îles haleurs de bateaux. Napoléon renvoya l’examen des deux projets à la première Classe de l'Institut qui s'honorait de le compter parmi ses membres ; et, après une discussion h laquelle il prit pari, le projet de M. de Vie fut adopté.
La médaille destinée à célébrer ces travaux, qui surpassent tous ceux de l’antiquité, a pour type la nymphe du Canal, tenant deux urnes et à demi couchée sous une voûte taillée dans le roc, à peu près comme est représentée VAqna Trnjann sur la médaille relative à l’aqueduc de Trajan.
La légende rappelle les longs souterrains creusés dans les collines du Vermandois : COLLIBVS ■ VIliOMA \DVOBVM • EFFOSIS, cl celle de l'exergue exprime l’utilité du canal par la réunion de la Seine à l’Escaut, SE- QYANA SCALDI • IVN'CTA • 1804.
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. du 25 Nivôse an IX 13 janvier 1801). met à l'étude divers canaux à établir entre les rivières de France eide Belgique. Trois semaines plus tard, le II» Pluviôse (5 février 1801). Bonaparte écrit à Chaptal pour lui demander la nomination de cinq ingénieurs principaux, parmi lesquels il lui désigne Prony, à l'elTel de tracer promptement les cinq canaux projetés entre l'Oise et la Somme et l'Escaut. Prony devait être chargé spécialement du canal de Saint-Quentin. Le 21 Pluviôse an IX ,10 février 1801 ), Bonaparte se rend à Saint-Quenlin et fait commencer les travaux. Le 7 Brumaire an \ 29 octobre 1801 . il demande à Chaptal un llapport sur leur état d'avancement. Le 2.1 Fructidor an XI 10 septembre 1808 . il signe l’arrêté général sur la construction des canaux de l'intérieur do la France, et il affecte à celui de Saint-Quentin une somme nouvelle de
Parlasuile. Napoléon visita plusieurs fois encore les gigantesques travaux du canal sur divers points de son parcours. Certaines parties étaient déjà terminées en 1804, comme l'indique la Notice ci-dessus. Enfin, le 30 décembre 1809, le canal de Saint-Quentin, auquel l'Empereur s’intéressait tant, élanl achevé, une députation de celle ville se rendit à Paris pour demander d'être autorisée à élever un monument à la gloire de Napoléon le Grand (Moniteur Au 12 janvier 1810 .
La délibération relative à la médaille fut mise à l'ordre du jour de la Commission des Inscriptions et Médailles, le 23 avril 1809. Le mardi 9 mai. Monge/, proposa pour type le sujet suivant :
« La Nymphe du Canal assise dans une caverne sous des rochers, comme on voit le Danube sur la colonne Trajane. Pour légende : Scalclis rl Sequana monlibus effossis juncli. Pour exorgue :
Le 16 mai, la Commission arrête le type dessiné par Lemot : « La légende sera : Monlibus Viromunduorum effossis. L'exergue portera : Sequana Srahli jiincta. Ann. ISO!). - Cette date 1809, fixée par la Commission et cpii rappelle que l’inauguration du canal eut lieu en celle année, ne fut pas ;e ; on lui substitua, dans la Notice explicative, l'année 1804, époque où fut du tunnel à travers les collines du Vermandois. Napoléon xisila encore le canal, l'impératrice Marie-Louise, le 27 avril 1810.
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