‹ Les médailles romaines de Christine de SuèdeChapitre 6 sur 34 · ET SINE TE · texte numérisé non relu

ET SINE TE

faite pendant le séjour de la reine aux Pays-Bas, 1654-55, et il semble même plus probable que Christine ait voulu célébrer le souvenir de son abdication aussitôt que possible après l'événement.

Quelques années plus tard, la médaille paraît avoir perdu un peu de son charme pour Christine. Lors de son séjour à Hambourg, en 1667, elle alla visiter le cabinet de médailles du savant Luders. La pauvre et sine TE lui étant tombée sous la main, elle la jeta, raconte-t-on, sur la table avec mépris.^'^ Ceci ne veut cependant pas dire qu'elle regrettait son abdication. Pourquoi ne pas croire tout simplement que Christine, dont le séjour à Rome avait raffiné le goût, la trouvait laide et peu digne d'elle ?

Au point de vue artistique, la pièce, dont l'auteur, il faut bien l'avouer, reste encore inconnu, n'offre en effet rien de remarquable. La tête est évidemment copiée d'après les médailles gravées pour le couronnement de la reine, en 1650, par Jean Parise. Une variante montre le buste de la reine de profil à droite. Elle est certainement d'une autre main, car non seulement la tête du droit est beaucoup plus grossière, avec un menton énorme, mais la couronne du revers est aussi différente.

(1) Arckenholtz, op. cit. 1751-60, vol. II, p. 105.

(2) Le cabinet de Munich en possède un exemplaire en plomb.

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