‹ Les médaillonsChapitre 16 sur 53 · MON PAYS · texte numérisé non relu

MON PAYS

La campagne de chez nous

A le charme intime.

Point de paysages fous,

Point d'horreur sublime :

Mais des prés moelleux aux pieds ; Petits bois, petits sentiers ; Et des rangs de peupliers

Dont tremble la cîme.

Les bonnes gens de chez nous

Ont peu de science, Mais de l'esprit presque tous

Et de la vaillance.

Ici plus d'un travailleur, Vrai Gaulois, garde en sa fleur Le bon-sens libre et railleur De la vieille France.

Le grand fleuve de chez nous

A mainte lubie.

Ses bancs de sable et ses trous,

Chacun s'en méfie.

Il est fainéant, c'est sûr ; Mais il contient tant d'azur Qu'à voir couler son flot pur

Je passe ma vie.

T avers.

A MA FENÊTRE 89

A MA FENÊTRE

Page 1