‹ Les médaillonsChapitre 50 sur 53 · DOUBLE BALLADE · texte numérisé non relu

DOUBLE BALLADE

L'immense nirvana descend, Leconte de Lisle, en ton âme ; Il apaise ton sein puissant Comme un mystérieux dictame, Lorsque tu médites, ô brahme, Debout sous un ciel indigo, Aux bords où boit l'hippopotame.

Gloire au Père, à Victor Hugo !

Le doux Sully va polissant

Ses vers exquis que rien n'entame.

Coppée a le charme enlaçant.

Richepin, que Bouchor acclame,

Chante les gueux, chante la femme

En rimes riches à gogo.

Au fond des bois Theuriet brame.

Gloire au Père, 'à Victor Hugo 1

J'aime Laprade bénissant

Le chêne, abri du cryptogame,

Ackermann au vers frémissant

Et net comme une bonne lame,

Mendès parfumé de cinname,

Hérédia le hidalgo,

Et Jean Aicard qui couve un drame'.

Gloire au Père, à Victor Hugo!

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