‹ Les médecinsChapitre 16 sur 44 · M- ANDREA C R E S S E · texte numérisé non relu

M- ANDREA C R E S S E

DOCTO'RE MED ICO, PR/£SîDE.

An »/ 'P'irginUatis , fc Vinkcatis certa indicia ?

VI D E N mendacia rermn '. cafTà fpecie nos ludunc. 5iç eft, in cortice hzremus , nucleum prstereunces. Ideô , quia ,10. fuperfkiebus , non medullis rerano verlamur. Quae Helena fons , intùs Hecuba eft. Eâdexn fraude , defideres interdùm in Iponfo raarituni ; m marito parrem ; m juvene virura. In fexibus enim Androgynum dari nonpoteft, poceft m haminum vulcu. Ipfa vox homo anceps eft , vin ac fenutue paroceps j midè quod ce c<rnis tabenr, m hommes cadit, dutùi font;

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Presque toutes étaient placées sous l'invocation de Dieu, de la Vierge, et de saint Luc, patron des médecins : Deo optimo maximo, uni et trino, Virgini Deiparœ et sancto Lucœ, medico- 7'iun patrono. On en trouve aussi dont la dédicace est adressée soit à des parents, soit à des maîtres, soit à de hauts personnages. GuiPatin écrivait, le 23 novembre 1657 : « Jeudi prochain nous avons une thèse touchant le thé, dédiée à M. le chancelier, qui a promis d'y venir. Le portrait dudit seigneur y sera, quia coûté trente pistoles à graver chez Nanteuil ^ . » Ces thèses ne formaient pas, comme aujourd'hui, un A'olume ou une brochure; simple feuille au temps où elles étaient in-folio, elles ne dépassent guère ensuite huit pages inquarto. Le titre était précédé d'un dessin faisant quelque allusion au sujet traité, parfois aussi c'était un portrait ou des armoiries, ou même un dessin quelconque. Lorsque Toinette s'approprie la thèse que Thomas Diafoirus offre à Angélique, elle dit au jeune bachelier : « Donnez, donnez, elle est toujours bonne à prendre pour l'image : cela servira à parer notre chambre''^. »

^ Tome II, p. 359.

' Malade imaginaire, acte II, se. 6.

L'examen des actes soutenus à l'école depuis le seizième siècle donne une idée très exacte de l'enseignementque l'on y recevait. Il se rencontre sans doute, de loin en loin, dans ces thèses, quelques sujets sérieux et dignes d'intérêt, mais on est saisi d'étonnement en y voyant traitées tant de questions bizarres , oiseuses, futiles, ridicules même; et Ton reste confondu quand on se rappelle que de pareils sujets étaient l'objet de discussions approfondies, qui duraient pendant une demi-journée, et auxquelles prenaient part les docteurs les plus éclairés de la Faculté. Voici un certain nombre de titres relevés dans la collection des Commentaires. Toutes ces thèses , sauf celles dont le titre est précédé d'un astérisque, concluent par l'affirmative.

Année 1572. La nécessité de la mort est-elle innée ^ ?

Année 1576 et 1597. Le fœtus ressemble~t-il plus à la mère qu'au père^%

Année 1589. L'air est-il plus nécessaire que la nourriture et la boisson ^ ?

' Est ne connata ijioriendi nécessitas ?

^ Est ne fœtus matri quam patri siniilior?

^ An aeris quam cibi et potus majoi- nécessitas ?

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Année 1622. L'eau est-elle plus salutaire que le vin ^ ?

Année 1624. La musique est- elle efficace daiis les maladies^ ?

Année 1639. Doit-on saigner une jeune fille folle d' amour ^t

Année 1641. Vivre seulement de pain et d'eau est-il salutaire^ '^.

^' Année 1643. S'enivrer une fois par mois est-il salutaire ^?

*■ Année 1646. La femme est-elle un ouvrage imparfait de la 7iature^l

Année 1647. La nature peut-elle plus que V éducation pour former un héros'' '^

Année 1648. Les jolies femmes sont-elles plus fécondes que les autres^ 1

Année 1662. Le libertinage amène-t~il la calvitie ^ ?

' An aqua vino salubrlor ?

^ An musica in morbis efjxcax ?

^ An insanenti amore virgini venœ sectio? * An ex solo pane et aqua vita salubrior ? ^ An singulis mensibus repetita semel ebrietas salubj'is ? ^ Est ne fœmiiia opus naturœ iinperfectum ? ^ An ad formandum heroem natura educatione prœstantior?

^ An fonnosœ fecundiores ?

^ An ex salacitate calvities ?

Année 1668. La cure del'ohiepar le fiel d'un poisson est-elle naturelle ^ ?

Année 1668. Les Parisiens sont-ils sujets à la toux quand souffl,e le vent du nord ^ ?

Année 1669. La femme est-elle plus lascive que l'homme ^ ?

Année 1692. De quelle partie du corps provenait l'eau qui s' écoula du côté du Christ quand, mort, il fut percé par la pointe aiguë d'une lance ^ ?

Année 1695. La vigueur du corps est-elle un obstacle à la force et à l'excellence de l'esprit^'^

Année 1711. De tous les animaux l'homme est-il le plus robuste ^ ?

Année 1714. Quel est le plus salutaire du vin mélangé d'eau, de l'eau pure ou du vinpur'^'î

* Année 1720. Une femme est-elle d'autant plus féconde quelle est plus lascive^ ?

' An utrum Thobiœ ex piscis felle curalio naturalis ?

^ An Parisini ab aquilone tussi obnoxii ?

^ Est ne fœmina viro salacior ?

^ Ex qua parte manavei'it aqua quœ projluxit e inortui Cliristi latere perforato lanceœ acuto mucrone?

^ An robur coiyoris obstat vi et pj-œstantiœ intellectus ?

^ Est ne animalhnn robustissimus homo ?

"^ An vinum aqua dilutum, aqua siniplici, vel inero salubrius ?

^ An quo salacior mulier eo fecundior ?

Année 1733. Les hoftuncs chastes sont-ils plus rarement malades que les autres et plus facilement guéris '?

Année 1737. L'eau-de-vie est-elle de Veau de îuort^^

Année 1745. Les littérateurs doivent-ils se marier ^ ?

La Faculté abusait un peu moins qu'aux siècles précédents des repas de corps. En

' An casti rarius œg rotant, facilius curantur ?

- An aqua vitœ aqua moi^tis ?

^ An littei-atis vita cœlebs?

On voudra bien me dispenser de traduire les titres suivants :

Année 1546. An venus morbos gignat et expellat?

Année 1554. An felicius a somno mares concipiantur ?

Année 1570 et 1608. An hystericis virginibus venus?

Année 1576. An temperamentum siinul cura semine a générante transfuditur ?

Année 1603. An semen muliebre prolijicum ?

Année 1604. An mulieri quam viro venus aptior ?

Année 1617. An a semine calidiore mares?

Année 1637. An aurora venus arnica ?

Année 1662. An inveteratœ lui venereœ castraiio conférât ?

Année 1713. An ut virginitatis, sic virilitatis certa indicia ?

Année 1715. An que tempore Jluunt catamenia, noxia venus ?

Année 1719. An virgines possint lactescere?

Année 1720. An fluxus menstrui et transpirationis materies eadem ?

Voy. encore ci-dessous, p. 197, 204, 206 et 210.

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