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s'il faut en croire Soulavie, la terreur avait glacé à tel point tous les cœurs, « que Ton ne trouva que les vidangeurs de Versailles assez hardis pour ensevelir le roi ' . » Son corps fut enveloppé dans du taffetas ciré, bien garni de poudres aromatiques, placé dans un cercueil de plomb , et transporté sans aucune pompe à Saint-Denis.
Lemonnier conserva ses fonctions sous Louis XVI. Joseph Lieutaud et François de Lassone eurent aussi le titre de premier médecin. Mais il nous faut maintenant remonter jusqu'au début du siècle précédent.
Jean Héroard fut successivement médecin ordinaire de Charles IX, de Henri III et de Henri IV. Quand Marie de Médicis devint enceinte, il obtint la place de premier médecin du Dauphin à naître , charge qui lui fut confiée dès le 27 septembre 1601, jour où Louis XIII fit son entrée dans ce monde. Héroard commença dès lors à tenir un registre de toutes les actions du petit roi *. Comme on va le voir par un court extrait, ces notes, écrites au jour le jour, semblent
' Mémoires du règne de Louis XVI, t. I, p. 161. ^ Il a été publié en 1868 par MM. E. Soulic et Éd. de JBarthélemy.
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moins émaner d'nn médecin que d'une mère tendre, désireuse de conserver d'intimes souvenirs concernant l'enfance d'un fils bienaimé.
Héroard écrit en 1606 :
Le 7 novembre, mardi. — Il s'amuse à mettre en bataille, fde à file, toute sa compagnie de pièces de poterie, et le Dauphin ■ étoit à la tête. Mené chez le Roi, au cabinet, où il s'amuse avec de l'encre et une plume, à faire des oiseaux. Il joue à trois dés, INI. de Bassompierre contre lui, en lui apprenant le jeu.
Le 8, mercredi. — Il dit vingt-cinq quatrains de Pibrac. Mené chez le Roi, le Roi lui dit qu'il veut que le petit More' couche avec lui. — « Il noirci roit les draps, papa : » n'ayant point voulu dire qu'il ne le vouloit pas.
Le 9, ieudL à Fontainebleau. — Mené chez le Roi, qui étoit encore au lit, le Roi le met dessus, lui disant : u Vous êtes un petit veau. » — « Excusez-moi, papa, si vous aviez vu comme je saute, vous diriez pas que je sois veau. » — 11 va chez M. de Rosny, au bout du parterre; est ramené chez la Reine, puis du balcon de l'escalier il regarde M. de Gréqui et autres qui jouoient au ballon en la cour. — Le Roi l'envoie quérir pour souper, puis il retourne en sa chambre pour faire
' Une figurine qui le représentait ou qu'il désignait sous son nom.
' Nain de la reine.
habiller tous ces petits qui ctoient avec lui, avec madame et mademoiselle de Vendôme, pour un ballet. Il n'en veut point être, dit : « J'en fairai demain un tout de {jarçons. » Retourne chez le Roi, où il voit danser ce ballet.
Le 10, vendredi. — Mené chez le Roi et la Reine. La Reine lui demande s'il veut dîner avec elle. Il s'en réjouit. Il va à la messe avec la Reine, et revient avec elle. Dîné avec elle à douze heures et demie.
Le 11, samedi. — Mené chez le Roi, où il trouve la Reine. Le Roi lui dit : « Mon fils, je m'en vais à Saint-Germain, voulez-vous venir avec moi? »
— a Oui, papa. » La Reine lui dit : « Mais papa va en poste. » — » C'est tout un, j'irai à pied, je courrai tant que je pourrai, et s'il va trop fort je m'arrêterai, et puis je m'en retournerai. » Le Roi lui dit : « Mon fils, me servirez-vous bien? » — li Oui, papa. » — « Me donnerez-vous bien ma chemise, mon collet, mon mouchoir? » — a Oui, papa. » — (t Mais vous ne me sauriez donner mes bottes? » — <■<■ Excusez-moi, papa, je ferai tout, » dit- il gaiement. La Reine lui dit ; a Mais je veux aussi que vous me serviez. » — « Je le veux bien, maman. » — « Mais vous ne me sauriez coiffer. »
— a Excusez -moi, maman; » puis, reconnoissant qu'il s'étoit mépris, et y ayant songé, il s'en va droit à la Reine : « Maman, ce sera ma sœur. »
Le 12, dimanche. — Les députés du Dauphiné lui viennent faire la révérence en corps, lui témoignant leur fidélité et affection, et le suppliant de les conduire devers le Roi pour le supplier d'ac-
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corder leur demande à laquelle il avoit intérêt (c'étoit pour réunir au Dauphiné la Bresse, donnée en récompense du marquisat de Saluces). Il les remercia de leur bonne volonté, leur promit la sienne selon les occasions, mais [leur dit] pour ce sujet que tout étoit à papa. iM. de Lesdij^uières les conduisit.
Le 13, lundi, à Fontainebleau. — ^lené chez le Roi et chez la Reine, puis à la chapelle de la salle du bal. Il va de là au grand jardin, où il joue au ballon, du poing : M. de Bassompierre le lui avoit donné. Diné avec le Roi. — Il causoit avec Mathurine', lui dit que si elle étoit morte, il la feroit mettre en terre. M. l'aumônier lui dit : (( Monsieur, vous en ferez donc des reliques? )/ — « Ho ! dit-il en souriant, une belle relique de folle ! »
Le 14, mardi. — 11 voit Boileau, son violon, qui carressoit Joron, l'une de ses femmes de chambre, de laquelle Boileau étoit amoureux; elle étoit couchée au lit de sa nourrice : u Boileau, venez ici, venez ça, venez à moi, » dit-il, impérieusement ; et comme il se fut approché : a Qui vous fait si hardi de vous jouer à mes femmes de chambre? et devant moi! » 11 s'amuse à ses animaux de poterie, qu'il met en bataille, l'appelle sa compagnie.
Le 19, dimanche. — Mené au Roi en la salle du bal pour v voir combattre les dogues contre les ours et le taureau. Un ours avant mis sous lui un
' Folle de la reine.
des dogues, il se prend à crier : u Tuez l'ours, tuez l'ours. » — Mené chez la Reine, où, à neuf heures, il assista aux fiançailles de M. le prince d'Orange avec mademoiselle de Bourhon. Ramené à neuf heures trois quarts, il ne se veut point coucher, se fait mettre sa cotte, se fait tenir par la lisière pour imiter les dogues qu'il avoit vus tirant la laisse pour se jeter contre les ours.
Le 20, lundi, à Fontainebleau. — Mené sur les terrasses de la chambre de la Reine pour voir combattre les dogues, puis mené en la chambre du Roi, où se trouva M. de Rosny, autrement M. de Sully'. Madame de Montglat lui dit : « Monsieur, l'on dit que vous êtes avaricieux, demandez à M. de Sully de l'argent pour donner. » Il ne dit mot, et ne veut point : il ne demandoit pas aisément, de peur d'être refusé; il s'en offensoit. Madame de Mongiat l'en presse, et sur cela il entend que M. de Sully disoit : « Il n'est pas encore temps : » Il se retourne soudain, comme dépité, disant : « C'est pas du sien, c'est de celui à papa, » et s'en va. Madame de Montglat le retire vers M. de Sully : « Monsieur, dit-elle, dites à M. de Sully qu'il fasse pour moi ce que je lui demanderai. » — " Qu'estce? » — <i Monsieur, dites-lui seulement cela. » Il demanda toujours ce que c'étoit, et enfin, fort pressé, dit par acquit et se retournant : « Faites cela pour Mamanga, » et s'en va tout dépité.
Le 22, mercredi. — Il commence à apprendre à
' C'est seulement au mois de février 1605 que Maximilien de Béthune de Rosny avait été fait duc de Sully.
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danser, apprenant la sarabande, le branle (jai. 11 chasse En()oiilevent, bouffon ; il haïssoit naturellement les plaisants et bouffons. M. le prince d'Orange prend congé de lui, s'en allant à Valéry se mariera mademoiselle de Bourbon. Engoulevent étoit rentré en sa chambre, il le chasse, lui donne des coups de pied. Mené chez le Roi, il le suit au jardin de la Reine. Le Roi lui commandant de l'attendre-là pendant qu'il entre en la galerie des cerfs pour parler d'affaires, il va dans la volière, fait jouer les robinets, rentre au jardin. Madame de Montglat le veut mener au lever de la Reine, il s'en défend ; elle le presse : a Mais papa m'a commandé de ne bouger d'ici. » Elle le veut forcer, le tire, il résiste, disant : u Je le veux aller demander à papa; )) elle le y mène par force, y va. Le Roi le mène à la messe, puis à midi il a diné avec le Roi.
Le 2"^, jeudi. — Il s'amuse à voir faire un habillement à la matelote, chausses et jupe pour conduire le ballet que faisoient M. le Chevalier et mademoiselle de Vendôme; vêtu de chausses à la matelote et d'une jupe de gaze, il est extrêmement content, se fait mettre son épée au côté en bandoulière. A huit heures est mené chez le Roi.
Le 24, vendredi. — L'ambassadeur du duc de Saxe le vient visiter de la part de son maître, lui disant en avoir commandement et qu'il prioit Dieu qu'il fût un jour un grand prince. M. le Dauphin lui donne sa main à baiser et l'embrasse, le remercie, dit qu'il est à son service et qu'il le servira toujours envers le Roi pour le tenir toujours en son amitié et bonne intelligence.
Le 2G, dhnanclie, à Fontainebleau. — M. de Roquelaure se jouant à lui l'appelle : « Maître Louis; » il repart soudain : « Maître bor(jne; n ill'étoit. M. de Bassompierre se jouant à lui l'appeloit : « Maître badin; » il repart sérieusement et sans rire : « Maître sot. » Le Roi dit au Dauphin et à M. de Roquelaure : « Qui voudra être le mig^non de papa il faut qu'il mouche ce flambeau; j) il y saute soudain tout le premier, le mouche net et se brûle au bout du doi(jt indice, sans s'en plaindre qu'en souriant.
Le 27, lundi. — Mené chez le Roi, M. de Roquelaure l'appelle : « Sergent Louis; » il lui répond : « Sergfent borgne. >? — Il entretient M. de Mansau, lui demande les noms des capitaines qui doivent entrer en garde, de ceux qui les relèvent et du lieu où ils entrent en garde. Sur le nom du sieur de Drouët, il dit : « Son tambour est gaucher : » il étoit vrai, et si, il y avoit longtemps qu'il ne l'avoit vu. Il joue au jeu : Je vous éveille, et ne s'éveille que pour le Roi et pour la Reine, pour madame de Montglat et son fils.
Vallot, d'Aquin et Fagon ont aussi rédigé successivement un journal de la santé de leur maître'. Mais, cette fois, ce sont bien des médecins qui écrivent, et depuis Tannée 1647 jusqu'au mois d'août I7I1, nous sommes tenus au courant des moindres indispositions
' Journal de la santé de Louis XI V, publié par Le Roi, bibliothécaire de Versailles, 1882, in-S".
du roi. Il n'absorbe pas une purgalion, pas une médecine qu'on ne nous en avertisse ; souvent même on nous en fournit la formule : Potion poiir le Roi, emplâtre pour le Roi, lavement pojiv le Roi, ces mots reviennent sans cesse dans le Journal de Vallot. Commander à un si fjrand monarque est un légitime sujet d'orgueil, et chaque médicament qu'il daigne prendre constitue un titre de gloire pour son médecin. Aussi ne les lui ménage-t-il pas, et s'empresse-t-il de faire savoir à la postérité que, tel jour, le souverain a avalé une décoction ou une pilule de sa façon, qu'il a eu Finsigne honneur de contempler la bile et les glaires de Sa Majesté très chrétienne.
Laissons parler d'Aquin :
Année 1674. — Durant les chaleurs de la canicule, le Roi faisant moins d'exercice qu'à son ordinaire, et dissipant par conséquent moins, se sentit un peu pesant, et se trouvoit la bouche amère tous les matins, ce qui obligea Sa Majesté, par mes avis, de se purger de sa médecine ordinaire, ce qui fut très heureusement exécuté le trentième du mois d'août. Il vida une assez grande quantité de bile écumeuse et beaucoup de glaires. Ensuite de quoi, pour mieux détremper la bile qui lui causoit les amertumes de bouche, il commença à reprendre le matin un verre d'eau de fontaine.
Le ventre de Sa Majesté fut quelque temps assez mal régulé depuis sa médecine, et le septième du mois de septembre il vida quelques glaires sanglantes, avec de légères tranchées, ce qui nous obligea de lui donner, l'après-dîner, deux petits lavemens adoucissans, faits avec l'huile d'amandes douces, le miel violât et la décoction mucilagineuse d'orge et de graine de lin : dont l'un fut pris sur les sept heures, et l'autre à minuit, et avec succès, puisque, dès le lendemain, le ventre se remit dans son état naturel.
Cependant, l'amertume de bouche continuoit encore, mais avec moins de violence, ce qui marquoit toujours quelque fond de bile qui abreuvoit les membranes de l'estomac et du palais, dont la nature, cherchant à se dégager, poussa cette humeur, préparée et détrempée par l'eau fraîche que le Roi prenait le matin, par le ventre, et excita, le 24 septembre, sur le midi, un très grand dévoiement, qui dura jusqu'au lendemain six heures du soir, que Sa Majesté prit un petit lavement avec la décoction anodine de miel violât, et demi-once de catholicon double, qui termina heureusement cette évacuation. Ce désordre fut un mouvement critique, excité par la nature et le bon tempérament de Sa Majesté qui s'est délivrée d'un grand amas de bile, dont cette portion étoit restée après la purgation qui en avait évacué la meilleure partie.
Année 1677. — Pour ne pas perdre la bonne habitude de se purger de temps en temps, d'où il
trouvoit sa santé si bien rétablie, le Roi prit, devant la venue des grands froids qui lui sont incommodes, et devant Féquinoxe, son bouillon purgatif, le 24 de novembre, dont il fut très bien purgé. Le lendemain, il commença l'usage de ses pilules, auxquelles nous pouvons dire avec vérité devoir l'obligation d'une santé si précieuse. Sa Majesté s'en servit sans discontinuer, en prenant trois tous les matins dans un peu de conserve de fleurs d'orangers, jusques au 14 du mois de décembre, qu'elle prit trois pilules purgatives, desquelles, sans aucune incommodité, le Roi vida, par onze ou douze selles, quantité de glaires et de bile que les pilules apéritives avoient insensiblement détachées, et desquelles il se trouva si bien, qu'il voulut en continuer l'usage jusques au 28 du mois, qu'il se purgea pour terminer. Outre la facilité plus grande qu'il y a d'avaler des pilules que de prendre une médecine, il s'étoit si bien trouvé purgé par les précédentes qu'il se détermina encore à en prendre le 28. Il en fut purgé neuf à dix fois, mais avec un peu plus de trouble et d'agitation. Il fit même deux ou trois petites glaires sanglantes, sans douleur ni tranchées, et se trouva le lendemain encore tout ému et agité ; ce qui se calma par le sommeil de la nuit suivante, et retrouva sa santé entièrement bonne, avec laquelle il finit l'année, non moins heureuse par une santé si chère, que glorieuse par tant d'exploits incroyables quasi aux gens du siècle.
Année 1688. — Le Roi commença cette année
UO LA vu: PIllVKK D'ALTHKFOIS.
aussi lieureuseiiieiit pour sa bonne santé qu'il avoit fini la précédenle. Elle fut néannioins lé(;creinent troublée par quelques vapeurs qui le faisoient bâiller, lui chargeant la tête et en^jourdissant tout le corps, avec un lé^er frisson entre les épaules. Son ventre se vida quelquefois de (jlaires et de mucosités, et le quatrième de janvier, sans aucune douleur de dents considérable, la joue ^auclie lui enfla un peu; ce qui se dissipa en deux ou trois jours, sans lui causer aucune incommodité qui l'ait empêcbé d'a^^ir.
Le 15 février, sur les six lieures du soir, Sa Majesté eut une grosse respiration, et assez précipitée, avec envie de dormir, douleur d'estomac, et un grand brouillement de ventre, qui durèrent toute la nuit et une partie du 16, avec un surcroît de douleur de tête, le tout sans fièvre, ni émotion; la nuit même n'en fat pas moins tranquille , le sommeil doux et naturel, et le 17 au matin le ventre s'ouvrit assez amplement, avec beaucoup de crudités et de matières indigestes, dont l'évacuation apporta le calme à cette petite bourrasque.
Le 24, les clioses paraissant calmées, le Roi prit son bouillon purgatif, qui le purgea onze fois d'excrémens, de glaires et de bile, avec soulagement; et, de peur que la fièvre, dont le foyer étoit mal éteint, ne se rallumât aisément par le mouvement du purgatif, nous lui fîmes prendre dès le soir, sur les sept heures, le spécifique, et l'autre à minuit. Le 25, son ventre fut entièrement rétabli, les excrémens sortirent naturellement sans secours, et il prit quatre doses de fébrifuge. Le 26
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et le 27, il en prit seulement trois, et se porta bien.
Environ l'équinoxe de mars, ayant observé que toutes les fièvres qui avoient été guéries l'automne précédent, et surtout par l'usage du quinquina, se renouveloient rigoureusement, nous voulûmes préserver Sa Majesté de pareille rechute, et pour cet effet, elle prit son bouillon purgatif le 22 mars, par lequel elle vida beaucoup d'excrémens, de mucosités et de bile, et prit le môme jour deux doses de quinquina. Le 23, elle en prit quatre. Les 24, 25, 26, 27 et 28, elle en prit seulement trois, et nous parut ensuite se porter fort bien. Le Roi demeura en repos jusqu'au septième d'avril, qu'il fut un peu enrhumé, et que la goutte le prit au pied droit, qui s'augmenta considérablement. Le soir et la nuit, pour avoir fait un peu trop d'exercice, la douleur, Tenflure et la rougeur augmentèrent sur son pied. Nonobstant, sa tête se chargea de vapeurs ; il y sentit quelques A'ertiges, et son corps fut entrepris de fluxions. La tumeur et la douleur du pied droit passèrent à l'orteil du même pied, s'y cantonnèrent et y persévérèrent depuis le 11 jusqu'au 19; auquel jour, le Roi ne laissa pas d'aller à la chasse par un temps froid, et en revint tout frissonnant, avec douleur au dos, aux épaules, pesanteur de tête, les yeux étincelans, le visage allumé. Le pouls, au milieu de tant d'accidens de fièvre, n'étoit quasi pas changé de son état naturel, et le tout se passa en peu d'heures, sans avoir obligé le Roi à se retirer, ni à se coucher.