‹ Les médecins au temps de MolièreChapitre 159 sur 223 · PÉRIODE DE DÉCADENCE · texte numérisé non relu

PÉRIODE DE DÉCADENCE

école le symbole matériel de leur ancienne grandeur, la chaire qui décorait la salle de leurs séances, et où s’était assis Ambroise Paré! Puis il fallut payer l’impôt annuel, prêter le serment d’obéissance; aucune humiliation ne leur fut épargnée ; ils les subirent toutes, presque sans réclamer. Après une longue lutte, leur résistance était enfin vaincue.

Pourtant, ils trouvèrent ailleurs quelques compensations. Une ancienne ordonnance conférait au premier barbier du roi la charge .de maître et garde des privilèges de l’état de barbier-chirurgien dans tout le royaume, avec droit de se faire remplacer par un lieutenant dans chaque communauté. Louis XIY reconnut ce qu’un tel état de choses avait de vicieux. En 1668 parurent des lettres patentes constatant une fois de plus « que l’art du barbier-chirurgien ne s’étend pas seulement au fait des barbes et cheveux, mais principalement en la chirurgie théorique et pratique, en la connaissance du corps humain et des maladies auxquelles il est sujet; » mais, d’un autre côté , il y était reconnu que ceux qui possédaient la charge de premier barbier n’ayant en général aucune teinture de la chirurgie, ne nommaient aux places de lieutenants que des gens incapables d’en remplir les fonctions. En conséquence, et « pour rétablir cedit art en sa splendeur, » ordre était donné à Jean de Retz , sieur de Villeneuve , premier barbier, de traiter de sa charge avec le premier chirurgien François-Félix, qui dut désormais réunir les deux fonctions. Il fut expressément spécifié que ceux

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