MOEURS INTIMES
réclamèrent comme un droit et entamèrent une procédure à ce sujet. — S’il n’y eut pas procès, il y eut du moins de nombreuses contestations, à la suite desquelles les chanoines cessèrent d’assister aux actes de la licence.
XII. Je voudrais terminer ce premier chapitre par un éloge. J’aurai bien assez de côtés vulnérables à laisser voir par la suite ! Les statuts de la Faculté, malgré toutes leurs singularités dans le fond et dans la forme, contiennent plusieurs articles vraiment admirables : prescriptions toutes morales qui n’ont de sanction que dans la conscience de ceux à qui elles s’adressent, et sont faites pour honorer uné profession. Tels sont les articles suivants :
Les docteurs de la Faculté cultiveront entre eux l’amitié ;
Nul n’ira voir un malade sans y être expressément invité ;
En toute occasion, les plus jeunes docteurs doivent se lever devant leurs anciens, en signe de respect. Les anciens doivent aux jeunes la bienveillance et la protection ;
Les secrets des malades sont inviolables. Nul ne peut révéler ce qu’il a vu, entendu ou simplement soupçonné chez eux ;
En toutes les assemblées doit présider la gravité, la décence, la douceur. Chacun doit parler à son rang;