‹ Les médecins au temps de MolièreChapitre 170 sur 223 · ENCORE UN PROCÈS · texte numérisé non relu

ENCORE UN PROCÈS

vous promets d’exécuter vos ordonnances avec toute l’exactitude qu’un apothicaire doit faire celles d’un mécin \ » La réparation faite, l’inexorable Houppeville voulut bien consentir à donner son désistement à la procédure, mais à la condition que Duchemin renouvellerait sa déclaration sur la place publique... et le malheureux apothicaire fut obligé d’en passer par là. — Le fait est tiré des procès-verbaux du collège des médecins de Rouen, publié par M. Avenel. Ce document contient un autre détail assez piquant : l’usage voulait que les médecins de la ville se réunissent chaque année en un banquet fraternel; or, pendant plusieurs années , il n’y eut pas de banquet : le registre porte que l’argent en a été employé à des frais de procédure. Se priver de dîner pour plaider ! Le trait n’est plus médical; il est normand.

XY. Il suffira , pour compléter ce tableau, de mentionner quelques écrits satiriques et diffamatoires publiés à Paris, vers la même époque, à propos de toutes ces querelles. Inutile de parler de ceux qui se bornent aux injures2. Les plus curieux à lire sont ceux qui se piquent de modération : « Pour les apothicaires, dit P un d’eux, quoique je n’égale pas leur gloire à celle des

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