‹ Les médecins au temps de MolièreChapitre 176 sur 223 · SES ÉTUDES SOUS GASSENDI · texte numérisé non relu

SES ÉTUDES SOUS GASSENDI

Hénault, de Cyrano de Bergerac et du prince de Conti. M. Bazin a établi 1 par un calcul assez simple qu’à cette époque le jeune prince devait avoir seize ans, et que Molière, qui était de sept ans plus âgé que lui, devait en avoir par conséquent vingt-deux ou vingt- trois. Il s’était porté de lui-même à ces austères travaux, et le dessein, qu’il accomplit en partie, de traduire Lucrèce, prouve assez quelles traces profondes et durables l’enseignement du maître avait laissées dans son esprit. Plus tard, le temps qu’il pouvait dérober à ses occupations, il le passait dans un cercle d’intimes, où se trouvait fréquemment Bernier, le plus fidèle des élèves de Gassendi.

II. Qu’il ait suivi de près les mémorables controverses de son professeur avec Descartes2; que, dans ce monde qu’il fréquentait, il entendît souvent parler de la circulation du sang et des vaisseaux chylifères, dont tous les savants s’occupaient alors, c’est ce dont il me paraît difficile de douter. D’ailleurs, on ne saurait trop le répéter, les études philosophiques d’alors touchaient par plus d’un point aux études médicales proprement dites. Il ne fût entré dans l’esprit de personne de poser entre la science de l’homme moral et celle de l’homme physique, cette délimitation absolue qui s’est produite depuis entre deux ordres de faits qui se touchent et se

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