Bazin , Notes sur la vie et les ouvrages de Molière
2. Il y fait plus d’une fois allusion. Yoy. Femmes savantes , acte III , sc. ii.
346 LES PHILOSOPHES DU XVIIe SIÈCLE
mêlent si souvent. Descartes lui-même, le véritable père de la psychologie moderne, au moment où il venait d’en poser les fondements dans le Discours de la méthode , terminait par ces lignes remarquables : « J’ai résolu de n’employer le temps qui me reste à vivre à autre chose, qu’à tâcher d’acquérir quelque connaissance de la nature, qui soit telle qu’on en puisse tirer des règles pour la médecine plus assurées que celles qu’on en a eues jusqu’à présent, et mon inclination m’éloigne si fort de toutes sortes d’autres desseins, principalement de ceux qui ne sauraient être utiles aux uns qu’en nuisant aux autres, que si quelques occasions me contraignaient de m’y employer, je ne crois point que je fusse j capable d’y réussir. » — Et ainsi de tous les autres. Il ne se faisait guère d’ouvrage philosophique tant soit peu étendu, qui ue contînt, à côté des théories les plus spiritualistes, une exposition plus ou moins complète de l’état des sciences anatomiques et physiologiques. Le monument le plus complet que nous possédions en ce genre, le Traité de la connaissance de Dieu et de soi- \ même , de Bossuet, est pour une bonne moitié un traité ' de physiologie. En un mot, nul ne séparait encore ce qui est si intimement uni dans la nature.
Il n’entre point dans ma pensée de faire le procès à mon temps. Mais, tout en reconnaissant les éminents services rendus à la science par l’école écossaise et par les philosophes qui en ont perpétué les traditions en France, ne peut-on pas s’alarmer de leurs tendances?
Il y a vingt ans, M. Jouffroy publiait, sur la légitimité de