ROLE POLITIQUE DE QUELQUES MÉDECINS
IL À la cour, on avait bien d’autres exigences à supporter, car, outre la difficulté de plaire à tel ou tel, il y avait encore celle de ne pas déplaire à vingt autres; exercice excellent pour assouplir les caractères, mais non pas, certes, pour les fortifier. Aussi la plupart résistaient-ils mal à cette épreuve. Cependant, pour les juger d’après le témoignage de leurs contemporains, il faut se souvenir d’une considération qui a son importance. Les princes du sang, et le roi à plus forte raison, avaient le droit de prendre leurs médecins où bon leur semblait ; ce titre seul dispensait de tous les autres, et donnait à celui qui le portait la faculté d’exercer son art, ni plus ni moins que les docteurs de Paris. Or, il arrivait souvent que les princes , ne fût-ce que pour faire acte d’autorité, fixaient leur choix en dehors des adeptes de la rue de la Bûcherie, et prenaient, par exemple, un docteur de Montpellier, qui se trouvait, par là, investi de toutes sortes de privilèges, et faisait aux médecins de la Faculté, dans la plus riche clientèle de Paris, une redoutable concurrence. 11 était naturel qu’on fût mal disposé pour ces nouveaux venus.
chambre à l’autre. Ou serait trop heureux si on pouvait trouver de ces billets et en faire un recueil. Je suis assurée que l’on y trouverait des préceptes pour le régime de vivre, des précautions jusques au temps propre à faire des remèdes, et des remèdes même dont Hippocrate et Galien n’ont jamais entendu parler avec toute leur science; ce serait une chose fort utile au public, et dont les Facultés de Paris et de Montpellier feraient bien leur profit. » — Voy. encore, dans le même ouvrage, les liaisons de la marquise de Sablé avec les médecins Valant et Cureau de la Chambre.