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LES PHILOSOPHES DU XVH* SIÈCLE

sont plus dans les mêmes mains. A un bout se sont placés les philosophes, à l'autre les physiologistes, et, chacun tirant de son côté, Ton ne s'aperçoit plus guère que la chaîne soit continue. Et Ton va répétant tous les jours que les médecins sont matérialistes. En supposant le fait vrai, il faudrait ajouter que la faute n'en est pas à eux seuls. Elle est aussi, et pour beaucoup, à ceui qui ont volontairement détourné les yeui de cette partie de nous-mêmes, la plus difficile à connaître, parce qu'elle est multiple et compleie, mais non la moins instructive, même pour la psychologie; consacrant ainsi un divorce qui n'est pas dans la nature des choses, sanctionnant par leur indifiTérence ce que d'autres peut-être avaient commencé par passion ou par calcul, et perpétuant dans la science une distinction artificielle, qui ne pouvait avoir d'utilité qu'à titre provisoire.

Au surplus, je n'entreprends pas de juger cette méthode. Je me contente de constater qu'au dix-septième siècle tous les hommes instruits s'occupaient de physiologie. Or, à la date précise que j'examine, cette étude avait, au point de vue des idées générales et de la marche des esprits, plus d'importance que jamais. En France, dans le domaine proprement dit de la métaphysique, l'aristotélisme avait vécu. La Sorbonne ellemême s'engageait, quoique à regret, dans des voies nouvelles. La physique avait marché à pas de géant, et menaçait de se passer de guides. Pourtant il se trouvait encore à Paris une institution vigoureusement organisée, où les catégories j les foîTnes substantielles ^ioni

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