SON DÉCANAT
sumé anticipé du décanat de Mauvillain. Arrivant au moment où la victoire n'était plus douteuse, mais où les passions de la lutte n'étaient pas encore éteintes, S avait beau jeu de poursuivre, sous prétexte de légalité, les dernières résistances. J'ai raconté plus haut* le» iKbrts désespérés de Blondel en faveur d'une cause perdue, l'interminable procédure dont l'histoire occupe une grande partie du Cofnmentaire de Mauvillain ; j'ai montré ce dernier plaîdanfau Parlement pour la supprSfcJon, d'office, d'une thèse hostile à l'antimoine. Il eut beau faire renouveler un ancien décret qui portait l'exclusion, ipso facto ^ de tout docteur qui en aurait appelé aux tribunaux ordinaires des décisions de la Faculté. Rien n'y fit : Blondel plaida contre ce décret, et il fallut aller jusqu'au bout, c'est-à-dire jusqu'à la Saisie de la maison de ce plaideur incorrigible.
Au reste, Mauvillain est un exemple vivant de l'incroyable puissance d'absorption exercée par la Faculté èur ses doyens. Homme nouveau, arrivé au pouvoir par le triomphe d'un parti, l'institution le dominait, et lui imposait toutes ses traditions. Lui, fils de chirur^ gien, ancien élève de Montpellier, il devait, ce semble, traiter avec bienveillance la profession de son père, et vpîr d'un œil favorable les progrès de la Chambre royale. Tous cçs sentiments si naturels disparaissent Aez lui le jour où il est nommé^ doyen. Il se signale, lui aussi, par des actes de vigueur contre les empiétements