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des Facultés étrangères. Dès le lendemain de son élection , en recevant les homnoages des barbiers-chirurgien», il se plaint de la froideur de leurs félicitations, el leur reproche de vouloir toujours secouer le joug, pourtant si doux, de la Faculté. II fait casser deux médecins qui se sont rendus sans autorisation à un ex% men de Saint-Côme. fl y conduit en personne un huissier pour faire effacer le mot CÊ$egium, subrepticement rétabli dans k salle des séances^ Après sa dévotion à l'antimoine, la lutte contre k chirurgie sera désonfeais son principal souci.
, En voilà bien assez pour feire voir que Mauvillain n'est pas, tant s'en faut, un homme impartial ni audessus des préjugés et des passion^^te'son corps. Il est néanmoins très-bien placé pour fournir à Molière les situations et le» détails techniques dont son ami a besoin pour ses comédies. D'une part, il a de vieilles rancunes contre un parti naguère puissant qui Ta par deux fois exclu de la Faculté , et il ne se fait aucun scrupule de livrer à l'ennemi des médecins les termes, les usages, les secrets défauts et les travers de la génération médicale qui le précède, et qu'il cherche à supplanter. D'autre part, il est doyen, et, malgré ses liaisons avec Guénaut et Des Fougerais, il doit nourrir contre eux un peu de ces méfiances mêlées de jalousie, que tout médecin étranger à la cour a pour ceux de ses confrères qui courent les* places et les honneurs. Joignez-y l'intempérance de langue et l'esprit satirique qui lui sont naturels : voilà de quoi expliquer bien des choses ! Et puis il