‹ Les médecins au temps de Molière: moeurs, institutions, doctrinesChapitre 61 sur 222 · VALÛT · texte numérisé non relu

VALÛT

médecin de la faire pratiquer immédiatement, « quoique ceux qui n'étaient pas de cet avis fissent grand bruit en se retirant de la chambre du roi, et protestant devant la reine que ce remède était dangereux et contre les règles de la médecine ^ » Le roi guérit pourtant. Et Valot ajoute, en courtisan qu'il est : cderoi a témoigné, en cette grande et dangereuse maladie, que l'on devait avec raison concevoir de très-grandes espérances de la grandeur de son courage, puisqu'à l'âge de huit ans il témoigna de la patience et de la fermeté dans les plus grandes douleurs et dans l'accablement de plusieurs accidents qui lui sont survenus... On ne peut pareillement exprimer l'entière confiance que la reine témoigna et avait en la suffisance du sieur Vautier, premier médecin du roi, qui s'est conduit avec une grande prudence en cette maladie, ayant appelé les sieurs Guénaut et Valot , qui ont donné en une occasion aussi considérable des preuves de leur suffisance, et ont fait voir à toute la France que l'on avait besoin de leurs lumières en un état si déplorable et si désespéré. »

Il paraît qu'en effet on croyait en avoir besoin, puisque Valot succéda à Vautier, nous avons vu à quel prix. Pouvant désormais parler en son propre nom, il commença par adresser au roi un mémoire sur son tempérament, qu'il inséra dans son journal. Il y démon-

1. T0MÈ8. Si vous ne faites saigner tout à Theure votre fille» 6*e6t une personne morte.

Desfonandrès. Si vous la faites saigner, elle ne sera pas en vie dans un quart d'heure. {V Amour médecin^ acte II, se. VI.)

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