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Chapitre IX. — Police médicale

Art. 41 . Les médecins des communes veilleront à la stricte exécution des lois, décrets, ordonnances, réglements et arrêtés relatifs à l’exercice de la médecine et de la chirurgie , à la pratique des accouchements , à la tenue des pharmacies , drogueries et herboristeries, et à la vente des remèdes secrets.

Art. 42. Les médecins comprennent combien il importe que la santé publique ne soit point livrée à des individus sans titres; ils comprennent aussi qu’il est de leur devoir de dénoncer à l’autorité supérieure ces individus très-nombreux, qui sous le nom de rebouteurs, rhabilleurs, renoueurs, sorciers, etc., abusent de la santé, de la bourse et de la crédulité du public. Dès que l’autorité sera prévenue et possédera les éléments nécessaires, elle livrera ces individus à la justice.

Chapitre X. — Rapports avec les autorités , le clergé, les sœurs de charité ou béates, les instituteurs, les bureaux de bienfaisance et les particuliers.

Art. 43. Les médecins des communes relèvent de l’administration supérieure, ils lui doivent dans tous les cas des renseignements précis et immédiats sur

tous les points qui touchent à leurs fonctions, et cela outre les rapports périodiques.

Art. 44. En dehors de cela, les médecins communaux doivent faire tout ce qui est en leur pouvoir pour rendre les fonctions et la mission des autorités locales et des membres du clergé faciles et profitables: ils n’oublieront pas qu’ils doivent concourir avec MM. les maires et les curés au progrès matériel et moral des campagnes : ils n’oublieront pas non plus qu’ils trouveront de dignes et respectables auxiliaires dans ces excellentes filles qui partagent leur existence entre le soin de l’enfance et des malades : ils n’oublieront pas qu’ils peuvent donner d’utiles conseils aux instituteurs; ils n’oublieront pas non plus que là où ils existent, les bureaux de bienfaisance peuvent les aider singulièrement dans le soulagement des pauvres; ils auront enfin toujours présent à l’esprit qu’ils sont les instruments importants d’une œuvre de haute charité qui soulage le présent et prépare l’avenir.

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