‹ Les médecins Grecs a RomeChapitre 14 sur 59 · IV · texte numérisé non relu

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70 LES GRECS A lîOMK.

Sans insister davantage et sans chercher, ce qui serait facile, d'autres rapprochements entre le poète et le médecin, n'est-il pas curieux de remarquer que Lucrèce parle de ï Éléphantiasis^ qu'il n'avait jamais vue se manifester à Rome, et dont il dit lui-même qu'elle ne naît qu'aux bords du Nil S'il est vrai, comme le dit Plutarque^ que celte maladie resta ignorée des Romains jusqu'à la venue d'Asclépiades qui la leur révéla, n'est-ce pas au médecin de Pruse, au moins indirectement, que le poète dut de la connaître et d'en pouvoir parler?

Certes, Épicure n'a pas eu de disciple plus illustre, plus soumis, plus enthousiaste que Lucrèce, et leurs deux noms restent à jamais unis. Mais on souhaiterait qu'entre le philosophe et le poète une place fût réservée au médecin, une grande place. Car c'est Asclépiades, en somme, qui, avec un nouvel art de guérir, répandit à Rome la nouvelle philosophie. C'est lui qui, le premier, adopta et exposa la théorie des atomes, pour montrer comment il faut soigner notre corps, composé de molécules dont le jeu libre i\ travers les pores entretient la santé. C'est lui qui, par l'emploi de remèdes très simples, à la portée de tous, réduisit à néant (c'est Pline lui-même qui le constate =>) les impostures de la magie, et couvrit de

1 , Elephas morbus, qui propter fluniina Nili Gignitur, Aigypto in média, neque prseterea usquam. »

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