‹ Les médecins Grecs a RomeChapitre 3 sur 59 · INTRODUCTION. IX · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. IX

chante l'histoire de hi médecine en Italie, c'est que les Grecs, qui seuls la représentèrent pendant des siècles, furent de tous les étrangers établis à Rome les plus indépendants et les plus fiers, les plus rebelles à l'assimilation latine et les moins faciles à supplanter. On pourra chasser d'Italie les philosophes ; on n'en chassera pas les médecins. Un décret, rendu après la mort du vieux Caton, expulsera tous les Grecs sans exception; les médecins demeureront sourds h cet ordre stupide et fermes au poste conquis. Ils auront d'ailleurs, pour les encourager à la résistance^, la complicité de nombreux Romains qui ne tarderont pas à les aimer et à les respecter comme les arbitres bienfaisants de leur vie et de leur mort '. Il y a plus. Une fois acclimatés en Italie et cultivés par les Romains, les diflerents genres littéraires, tragédie, comédie, épopée, pourront se modifier sous l'influence de l'esprit national, et se latiniser en quelque sorte; la médecine, elle, restera exclusivement grecque aux mains des Grecs. Et si, d'aventure, quelques Romains, alléchés par les profits certains de ce métier très lucratif, osent l'exercer à leur tour, ils n'auront de succès et de clients qu'à la condition de devenir,

J. " Imperalores vxlœ necisquc. » (Pline l'Ancien.)

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