C'est le terme adopté par les auteurs latins
lïil, au témoignage de Galion, le plus fécond des métlecins-écrivains, s'est-il montré aussi bon i)raticien (|ue savant dialecticien? Comme de ces Irailés il ne reste aujourd'hui que deux ou trois chapitres sur l'hygiène, recueillis par Oribase, et une définition du pouls, considéré, conformément à la doctrine, comme une dilatation et une contraction du Pnmma renfermé dans les artères, il est impossible de l affirmer. Mais le peu de durée de son école, surtout l inlidélité de ses élèves, prouvent que le Pneumat isme n'a pas conquis la confiance des Romains.
Sans doute, en théorie, les successeurs d'Athénée se montrent de respectueux disciples. Hérodote, qui prali([uait à Rome vers la fin du premier siècle, compte parmi les plus zélés Pneumatistes. A la mènu^ épocjue, Agalhinos, de Sparte, et Archigèncs, d'Apamée, célèbrent la doctrine du maître et cherchenl à propager ses idées, notamment sur le pouls, (ju ils ont étu(hé tous les (huix dans (h^s Irailés spéciaux Magnus écrit un livre enthousiaste sur les Dogmes d" Ath'néi' , et c'est pour les glorifier, en même temps (pie pour rabaisser ses prédécesseurs, qu'il énumère dans un au Ire les choses trouvées depuis
1. J>(' (l'Airalliinos sur lo pouls a éli' vivomont, (liscul.é par Galion. Dans celui d'Archigcncs, également coMunenlé l)ar Galion, il était recommandé au médecin de reclieiclier huit choses dans la pulsation : r la grandeur; 2» la force; 3" la rapidité; 4" la fré(pience ; o» la plénitude; G" la régularité; 7" l'égalité; 8° le rythme. Un voit, par ces distinctions subtiles, que, théoriquement. Archigènes était bien un pncumatiste.
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Thémhon. Aréléc enfin, (lui Cul, à la fin du premier siècle, riiislorien de la socle, et (|ui, grâce à ses écrits conservés en reste aujourd'hui le disciple le plus connu, fait à plusieurs reprises profession de foi pneumatique.
Mais tous avaient beau jurer par la parole de leur maître Athénée, et glorifier sa découverte : leur enthousiasme tombait vite lorscpi'ils arrivaient devant le lit d'un client, ou qu'ils devaient, dans des livres, expliquer avec précision le traitement d une maladie. 11 ne suffisait plus alors de constater la sécheresse ou l'humidité, la pesanteur exagérée ou l'excessive légèreté d'un Pneuma trop lent ou trop rapide; il fallait lui rendre ses (puililés normales. En ces moments délicats, et sous les yeux du malade, fort indilVérent aux causes cachées de ses souffrances et très imjiatient de recevoir le remède (pii guérit, les Pneumatistes étaient bien obligés de devenir des hommes pratiques; et ce Pneuma altéré, ils le rétablissaient . en somme , par les mêmes moyens que leurs confrères, les Dogmatifjues. les Méthodistes, voire aussi les Empiriques. Aux uns comme aux autres ils empruntaient leurs méthodes de traitement, leurs remèdes, et même, aux Hippocralistes notammeni, certains principes de patho-
1. Il resta inconnu jusqu'au niiliou du xvi" siècle. En 1552, un médecin de Padoue, .Iulius Grassus, retrouva dans une l)ibliollièquc un manuscrit grec de ses œuvres (juMl Iraduisil en latin. Publiées en grec à Paris en 1554, les œuvres d'Arétée ont été, en 1834, traduites en français par le docteur Renaud.