‹ Les médecins Grecs a RomeChapitre 43 sur 59 · Martial, VIII, 74, Inmalum medicum · texte numérisé non relu

Martial, VIII, 74, Inmalum medicum

« Fecisti medicus quod facis hoplomachus . »

2. « Nuper erat medicus, nunc est vespillo Diaulus; Quod vespillo facit fecerat et medicus. »

— « Diaulus médecin, l'effroi de son quartier,

Qui causa plus de maux que la peste et la guerre.... Il s'est fait croque-mort, et met les gens en terre : Il n'a pas changé de métier. »

Martial, I, 48. — Le môme poète dit encore du même Diaulus (I, 31) :

« Chirurgus fuerat, nunc est vespillo Diaulus ; Cœpit quo poterat clinicus esse modo, »

LKS M K dix: INS. 247

Thessalos ne proiiioltail-il [)as do l'onner dos médocins on six mois * ? Soribonius Largus cl Dioscoridos n'ont-ils pas divnlgiiô lous los secrets du métier, décrit toutes les maladies, jeté dans le domaine public des recettes (jue leurs prédécesseurs gardaient précieusement, et ne léguaient après leur mort qu'à des amis discrets^? Rufus d b^phèso, constatant que les noms des plantes et dos parties du corps humain étaient parfois, selon les livres, très dilTérents les uns des autres', n'a-t-il pas publié un timitc des noms Grecs pour éviter aux ignorants de grossières erreurs? Los pharmacopoles, à qui les cueilleurs do simples apportent les herbes indigènes,

1. Onl)asc, lui, voudra que les éludes médicales commencent à onze ans, pour se poursuivre jusqu'à vingt-cinq.

2. C'est ainsi (|ue, sous le règne de Tibère, un certain Pacrliius Aiitiociius s'était fait une réputation avec un remède mystérieux, que i)ersonne ne connaissait, et dont, en mourant, il légua la recelte à l'Enqicreur. C'est alors seulement que Scriboniiis Largus en eut communication. Tous ses eHorts pour pénétrer le secret de son confrère étaient jus- (pie-là demeurés inulil(>s.

3. On pourrait citer beaucoup de plantes, d'animaux, et plusieurs parties du corps différemment nommés par les Grecs de Grèce et les Grecs de Rome. En voici un, du moins, cité par Saumaise et rei)roduil par D. Le Clerc. — Horace compare la pâleur des amants à celle des violettes : Ncc linclus viola pallor amanlium.... Mais les violettes ne sont pas pâles! Qu'est-ce donc que cela veut dire? Le voici. Les Grecs distinguaient deux sortes de violettes, les M£>,âvta ou «a qui sont nos violettes ordinaires, d'une belle couleur foncée, et les As-jxoVa qui sont blanches, d'une Idancbeur tirant sur le jaune. C'est de ces dernières que le j)oète, n'ayant qu'un seul mot latin à sa disposition, a voulu parler. Il indique ainsi une pâleur excessive, semblable à celle des malades qui ont la jaunisse.

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