‹ Les médecins Grecs a RomeChapitre 46 sur 59 · Lurlon, Contre un ignorant biblmnane · texte numérisé non relu

Lurlon, Contre un ignorant biblmnane

LES MÉDECINS. 2o3

de respect pour un homme qui parle en vers, et vous ordonne de manger

Terri(jenam, herbigradam, domiportam, sanguine cassam'?

Les profanes, surtout les malheureux aflaiblis par la souflVanee, sont excusables de ne pas comprendre que cet animal né de la terre , qui rampe dans l'herbe, qui porte sa maison, et dont le corps est vide de sang s'appelle un colimaçon. D'autres savaient se rendre indispensables par leur amabilité, leurs complaisances souvent dangereuses, leur servilité même. Comment se passer d'un homme qui se fait votre humble esclave, s'incline devant tous vos caprices, et pour qui vos fantaisies les plus déraisonnables sont des ordres? D'autres, au contraire, cherchaient à s'imposer par leurs allures fanfaronnes et leur brutalité. Certains malades sont comme certains peuples , et comme la femme de Sganarelle : ils aiment qu'on les maltraite et les bouscule. — « Je vais donc mourir », disait un pauvre diable à un Esculape de carrefour. — « Le beau malheur! répliqua celui-ci; Patrocle est bien mort qui valait mieux que toi '. » El la pensée que son médecin était un homme très instruit, qui avait lu Y Iliade, et que lui-môme avait quelque ressemblance avec le grand ami d'Achille, consola l'agonisant.

Des anecdotes de ce genre, quand elles sont racontées par des hommes sérieux comme Galien, rendent moins invraisemblables et presque dignes

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