‹ Les médecins Grecs a RomeChapitre 51 sur 59 · Code de Justinien, VII, 1, I, S VI · texte numérisé non relu

Code de Justinien, VII, 1, I, S VI

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soixante pièces d or ' ; mais il ne s'inquiète pas de ses capacilés. Il n a garde d'accorder sans enquête sérieuse le droit de cité aux médecins grecs * ; mais celle enquête, (jui ne porte jamais sur les titres scientifiques du postulant, une lois faite, le droit une fois acquis, et rétranger tîxé à Rome, il le laisse exercer son art à sa guise. 11 surveille bien, au point de les opprimer parfois, les associations et les corporations ; mais il ferme les yeux sur les actes personnels des médecins attachés à ces collèges, et chargés d'en soigner les membres'.

Cette insouciance de l'État est d'autant plus remarquable, que depuis longtemps déjà les provinces de l'Empire étaient pourvues de médecins municipaux, Ixtç,o\ SYiy.oTisûovTs;, et d'un service de santé régulièrement constitué, surveillé et protégé par le gouvernement. Qu'il en ait été ainsi en Grèce, à Athènes, à Sparte, à Lampsaque, à Bry conte, à Anaphé*, et dans les colonies grecques les plus

1. Le prix d'un eunuque, marcliandise Irès précieuse, était limité à cinquante pièces d'or.

2. « Conformément aux habitudes de mes prédécesseurs, écrit Trajan à Pline, j'ai résolu de n'accorder le droit de cité qu'avec beaucoup de circonspection. » (Pline le J., X, 23.)

3. Des inscriptions nous font connaître les noms de quelques-uns de ces médecins de collèges. Ce sont toujours des noms grecs.

4. Une inscription de Sparte appelle un médecin sauveur de la ville; une autre, de Lampsaque, dit : •< Le sénat honore Cyrus, fds d'Apollonius, archiatre excellent, citoyen illustre, pour beaucoup de bons offices qu'il lui a rendus avec éclat et grandes dépenses, et pour un don de mille drachmes attiques fait au sénat ». L'inscription de Bryconte est bien plus caractéristique encore, comme on le verra tout à l'heure.

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