‹ Les Médecins grecsChapitre 11 sur 19 · MICHEL PSKLLOS, OU LE BÈGUE · texte numérisé non relu

MICHEL PSKLLOS, OU LE BÈGUE

MICHEL PSELLOS ou Le Bègue.

Il y a plusieurs écrivains byzantins qui portent ces noms. Celui qui nous intéresse, Michel Fsellos (vexxoç, bègue) descendait d'une famille patricienne, comme il le dit luimôme. Il est né à Constantinople et devint précepteur de Michel Ducas, qui fut empereur depuis 1068 jusqu'en 1071, époque où il fut déposé. Michel étudia la médecine et la philosophie ; il était véritablement encyclopédiste, à l'époque où ce cumul littéraire et scientifique était encore possible. On peut donc le ranger parmi les polygraphes. Il vécut à la cour de l'empereur, et lors de la déposition de Michel Ducas, Michel Psellos se retira dans un monastère^ où il mourut, peu après, dans un âge avancé.

Ses ouvrages se divisent en ouvrages médicaux et en ouvrages philosophiques. Les seconds nous intéressent peu ; ce sont des traités de philosophie, d'arithmétique, de musique, de jurisprudence, des commentaires d'Aristote, etc.

Ses ouvrages de médecine sont les suivants :

novD{«A larpucèv àpurrov ^i' tà{i.6uv. C'est uu poèmo didactique en vers iambiques de 1373 vers. La première partie (vers 1 à 242) contient des préceptes d'hygiène; la seconde est relative au pronostic (243-1373). Ideler l'a reproduit dans le premier volume des Physici et mediciGrœci minores^ p. 203.

nspl xoûTpou, Sur le Bain. C'est un fragment de 21 vers qui fait ressortir les avantages des bains et qui faisait sans doute partie de l'ouvrage précédent. Il est reproduit dans Ideler, t. II, p. 193.

Le petit traité Sur les propriétés des pierres^ nipl XiOtov ^vafb<ttv, est un opuscule de quatre pages reproduit dans Ideler (t. I, p. 244), dans lequel Michel expose Torigine, la cou-

leur et les propriétés médicales des différentes pierres, en 26 chapitres de quelques lignes. Il parle du diamant, du cinabre, du béril qui guérit les spasmes, de l'agathe, de l'ambre, de la lychnite, qui sont bons dans les maladies des yeux ; de la galactite, qui est bonne pour le lait, procure Toubli des chagrins et est avantageuse contre les morsures des animaux ; de l'ambre, qui guérit la dysurie, chasse la fièvre et arrête les flux d'estomac ; du jaspe, qui est bon contre les maux de tête et les maladies pestilentielles ; de la pierre d'aimant, qui guérit la mélancolie ; de l'onyx, qui empêche les terreurs nocturnes ; de l'émeraude, qui est antiéléphantiasique et antihémorrhagique ; du chalaze, qui guérit les piqûres du scorpion. C'est un petit traité de matière médicale dans lequel Michel s'est inspiré des idées d'Anaxagore, d'Empédocle, de Démocriteet d'Alexan» dre d'Aphrodisie, comme il le dit lui-même.

Dans les Préceptes variés, At^ooxaXia iravTo^aTni, reproduits par Fabricius (Bibl, grœc, t. V, p. 70), on trouve près de 200 questions diverses dans lesquelles Michel le Bègue parle un peu de tout et pas de médecine, si ce n'est dans le § 156, où il traite de la boulimie et dont il constate la fréquence chez ceux qui voyagent longtemps dans les neiges, comme Xénophon l'avait observée pendant la retraite des Dix-mille. (Anabase, Liv. IV, § 1.)

Boissonnade (1) a reproduit un petit Lexique médical de Michel Psellos, sous ce titre : ntpt xaivûv ^vofAocrtov tûv Iv ^wFf\\uM\„ C'est un petit lexique de 9 pages, dans lequel Michel donne seulement les noms employés en médecine et leur signification. A la suite se trouve un opuscule de 4 pages m^l 710PIIHÛV9 qui est sans importance pour nous. Nous en dirons autant de son livre Sur les actions des démons^ nifl ^vtp^tCocç

(1) Boissonnade. Anecdota grcBça. Paris, 1829, in-So, 1. 1, p. 288« (Bibl. nat., Z, 1929, K 1.)

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