‹ Les Médecins grecsChapitre 12 sur 19 · SIMÉON · texte numérisé non relu

SIMÉON

Il existe encore de lui un Traité sur le régime^ ntpt ^laCiviç, dédié à Tempereur Constantin X, Ducas.

On trouve à la Bibliothèque nationale beaucoup de copies manuscrites grecques d'ouvrages dus ou attribués à Michel Psellos aussi bien qu*à Théophanès Nonnos. Ces manuscrits n'ont pas été imprimés ni traduits. Voici les principaux, dont nous donnons les titres en français :

Sw les aliments \^%^. grecs, 21B1, 2154, 2181, 2118,2316, 2510);

Questions et réponses sur les choses qui appartiennent à la médecine (Mss. 2155) ;

CoUectton des principes de médecine, en 205 chapitres, dédiée à Tempereur Constantin Porphyrogénète (Mss. 2230, p. 71). Cette collection nous semble être reproduite dans la Synopsis de tout Tart de guérir^ du même auteur (Mss, 2236, p. 61).

Ces deux traités sont deux sortes de vade mecum, composés par l'ordre de l'empereur Constantin Porphyrogénète et paraissent copiés sur Théophanès Nonnos.

De la Conception (76, 2299, n* 4).

En tout cas, il n'y a rien d'original dans Michel Psellos, qui s'est contenté de faire des compilations.

SIMËON.

Siméon, fils de Seth, est né au xi« siècle. A la mode des orientaux, il a fait suivre son nom de celui de son père et il est désigné sous les noms de Siméon, fils de Seth, ou par abréviation Siméon Seth. Xi vivait à Gonstantinople, sous les empereurs Constantin et Michel Ducas. U était le méde«

cin de ce dernier et était revêtu au palais d'Antiochus d'une charge importante, d'où son titre de Mà^wn-poç ivrioxe^aç, qui a fait croire à quelques-uns qu'il était né à Antioche. En 1038, il a été expulsé de Constantinople, se retira dans un cloître en Thrace, près du Mont Olympe, où il se livra à des travaux de compilation et où il est mort.

L'ouvrage qu'on a de lui et qui a pour titre : suvra^pta xarà OToixeîov w8pl Tpoçwv ^vàp.6wv, Recueil par ordre alphabétique de la vertu des aliments^ est dédié à l'empereur Michel Ducas.

Sa préface donne une idée du livre : « Beaucoup d'écrivains érudits, très puissant et très illustre souverain, non seulement en Grèce, mais en Perse, en Arabie et dans les Indes, ont écrit sur les vertus des aliments. Ils sont d'accord sur certains points et diffèrent sur d'autres. J'ai pensé q*iG, dans tous ces écrits, il fallait rechercher ce qu'il y a de meilleur et de plus véridique, et l'offrir à votre souveraine et divine puissance; de sorte que, lorsque vous connaîtrez les effets et les vertus des aliments, vous pourrez en user avantageusement pour votre santé..., car il n'est rien au monde de plus précieux et de plus utile pour un bon prince que la santé et la longévité. Mais comme certains de ces aliments sont désignés différemment par le public et par les anciens médecins, je me servirai des noms les plus communs et les plus connus, afin d'être compris de tous. J'embrasserai dans cet ouvrage tout ce qui concerne les assaisonnements, les aromates et les boissons. »

Après cette dédicace, Siméon entre immédiatement en matière, et son livre contient 150 articles. Il cite Hippocrate, Galien, Dioscoride, Paul d'Egine, Aétius, Oribase, Proclus, Rufus d'Éphèse, Philotimus.

Il étudie chaque substance, d'abord au point de vue des quatre propriétés — chaud, froid, sec et humide ; — il expose ensuite ses propriétés physiologiques et thérapeutiques. Prenons pour exemple le persil, et nous verrons que Trousseau et Pidoux ont peu ajouté à Siméon.

Page 1