SIMÉON
« Le persil est chaud au deuxième degré et sec au troisième. Il pousse aux urines, chasse les obstructions, ne fait pas enfler, mais plutôt chasse les vents et amène les règles. Il est de digestion difficile, c'est pourquoi il faut s'en servir au milieu du repas. Il resserre peu le ventre, et en vertu d'une propriété particulière, il est nuisible aux épileptiques, aussi doivent-ils s'en abstenir absolument. Et souvent des individus qui se portaient bien, après avoir été autrefois sujets à cette maladie, redevinrent épileptiques après son usage. Il est nuisiile aux testicules. La graine est plus puissante que les feuilles, et la racine est plus puissante encore.
Le persil absterge les reins et la vessie, et il enlève les obstructions dans les veines et les artères. La graine chasse l'ivresse. Le persil donne la bonne odeur au corps, et beaucoup par son usage oni chassé les mauvaises odeurs. Il rend les femmes plus portées à l'amour. Employé en cataplasmes et en fomentations, il chasse, dit-on, les pierres, soulage la dysurie et guérit les reins. Les femmes qui nourrissent doivent éviter son usage, car il diminue le lait. Son suc est très avantageux à ceux qui ont les frissons des fièvres quotidiennes. Le persil sauvage a une vertu particulière contre les venins. »
Les vertus carminatives, emménagogues et antipériodiques du persil étaient donc conimes des anciens, et l'apiol est aujourd'hui employé dans les mêmes conditions.
Siméon a traduit des Arabes un certain nombre d'articles, tels que le musc, p.o<Txoç (Trad. des Prairies dordeMa-powt^t/, publiées par la Société asiatique, voL IX, 9* table), l'ambre, àp-wap, etc.
Il signale les bons effets des asperges dans la dysurie, dans les maladies du foie, des reins, dans les palpitations.
Il est le premier auteur grec qui ait parlé du camphre xa<poupà et du camphrier. Il employait le camphre comme calmant, dans la période aiguë des maladies, dans la céphalalgie et les inflammations du foie : il lui reconnaissait la
propriété de refroidir les reins et les conduits spermatiques et d'arrêter le sperme, xalaùT^Tnipuoirô (mi^iM (éd. Teubner» p. 50), propriété que possède aussi le chanvre, nd^aJSoK (p. 01).
Siméon intitule son livre : Recueil sur les propriétés des aliments ; il eût pu, avec plus de raison peut^tre, Tintituler : Recueil sur les propriétés des aliments et des médicaments tirés des règnes animal et végétal; car il parle non seulement des animaux, mais des végétaux employés comme aliments et comme médicaments. Son livre est plutôt un manuel de matière médicale, dans lequel Tauteur a mis à contribution, non seulement les Grecs, mais encore les Arabes : il forme la transition entre le moyen Age et Tépoquo moderne. Biméon n'a jamais été traduit en français et il mériterait de Tétre, car les thérapeutistes trouveront, chez cet auteur, bien des choses oubliées ou méconnues.
Il existe plusieurs éditions grecques-latines de Siméon Beth. L'une des meilleures est celle de Martin BogdanuSt Lutetiœ Parisiorimi, 1658, inS, dédiée à Jacques Mentel (B. F. M. P. n"" 39,374). Il en existe une bonne édition grecque donnée par Bernhard Langkavel, LipsisB, 1868^ Teub» ner.
CONSTANTIN ET SYNÉ8IUS.
Ces deux noms n'appartiennent pas en réalité aux médecins grecs, car ce ne sont que des traducteurs et il règne beaucoup d'obscurité sur leur individualité. Néanmoins noud leur devons une mention spéciale^ bien que le Ttatté des fièvres seul ait été imprimé.
Il existe à la Bibliothèque nationale (ms. 2239) un manuscrit grec intitulé rk i(f69iaL, [viaticum^ Ephodes ou Ouide por^ tatifde lasanté).(yQS\, un manuel traduit du médecin arabe Abu Djiafar Ahmed ben Ibrahim, en langue grecque, par Constantin de Rhegium ou Reggio, toû i^i^rvou, manuel dans lequel l*auteur suit à peu près l'ordre topographique.