‹ Les Médecins grecsChapitre 14 sur 19 · CONSTANTIN KT SYNÉSIUS · texte numérisé non relu

CONSTANTIN KT SYNÉSIUS

On n'est pas exactement fixé sur le véritable auteur des i<po<^ia ou Ephodes, Dareoiberg (1) a lu tout le manuscrit et il y a trouvé beaucoup de mots et de formes arabes qui ne permettent pas le moindre doute sur l'origine arabe du livre. Mais il se présente une autre question. Il existe plusieurs écrivains du moyen âge qui portent le nom de Constantin; ce sont Constantin l'Africain (2), ou de Carlhage, Constantin de Memphis, Constantin de Reggio. Auquel peuton attribuer la traduction des Ephodes ?

Abu Djiafar est mort entre 961 et 1009; la date n'est pas exactement fixée. Constantin l'Africain, que quelques-uns considèrent comme le traducteur des Ephodes, est mort en 1087, ce qui serait un argument à l'appui de leur opinion, s'il n'y avait pas de manuscrit antérieur au nôtre qui est du xiii^ siècle. Mais Daremberg a vu à la bibliothèque du Vatican un manuscrit de cette traduction qui remonte à la fin du X® siècle ou au commencement du xi», ce qui ne permet pas de l'attribueràConstantin l'Africain, qui était à peine né.

U existe deux traductions des Ephodes, Tune en latin i Tautre en grec. Daremberg se demande quel peut être le Constantin à qui la plupart des manuscrits grecs donnent le titre de protosecrétaire et qu'ils font naître ou du moins demeurer à Reggio. Il y aurait donc, pense-t-il, deux écrivains portant le même nom : ce serait une coïncidence singulière que les deux traducteurs, l'un grec, l'autre latin, eussent tous les deux porté le même nom, vécu dans les mêmes contrées, et rempli les mêmes fonctions publiques.

(1) Notices et extraits des manuscrits grecs, latins et français des principales bibliothèques de TEurope. 1'^ partie. Paris, 1853, in-8, pp. 77 et suivantes.

(2) Constantin est né à Carthage; il séjourna pendant trenteneuf ans à Babylone, où il étudia les langues indiennes et la médecine, revint à Garthage, puis à Salerne, réveilla l'étude de la médecine grecque en Italie et se fit religieux au Mont-Cassîn, où il est mort.

160 LES MÉDECINS GHEGS.

La Bibliothèque nationale possède un autre manuscrit (2241) où la traduction des Ephodes est attribuée à Constantin de Memphis, é MejA^tTYic On se perd en conjectures; mais il est un fait incontestable pour Daremberg, c'est que le manuscrit du Vatican, qui est identique au nôtre (2239) est antérieur à Constantin T Africain.

La simple inspection du texte arabe avec les textes grecs et latins fait voir que ces derniers sont beaucoup plus étendus, qu'ils contiennent des additions considérables, ce qui s'explique aisément, car les Ephodes étant devenus un manuel à Tusage des médecins et des voyageurs ou périodeutes, se sont pour ainsi dire modernisés et grécisés entre les mains des copistes et des médecins, ce qui est bien naturel. Telle est aussi Topinion de Daremberg, qui a remarqué que les copies contiennent beaucoup de variantes.

Nous ne possédons le texte imprimé que du livre VII, qui traite des fièvres et qui a été publié, d'après un manuscrit de Leyde, pour la première fois, par lo.Steph. Bernard, édition grecque-latine, Amsterdam, 1749, in-8® (B. P. M. P, 32.694) et sur lequel on lit le nom de Synésius. Ce traité des fièvres est divisé en dix chapitres, dans lesquels il traite de la fièvre éphémère, de la fièvre ardente, de la fièvre tierce, de la fièvre quotidienne, de la sueur, de la soif, de la synoque, de la fièvre quarte, de la variole et de son traitement. Ce livre est écrit dans les idées de l'école humoriste et ne contient rien d'original. Synésius cite assez souvent Hippocrate, Galien, Agathinus, Platon, les méthodistes, les empiriques.

Les chapitres IX et X sur la variole, nepl -niç 9XuxTaivo6<n)c xoifAWTk... sont un résumé de ce qu'on savait sur cette maladie décrite par Hazès. Synésius reconnaît deux variétés et il donne comme symptômes la fièvre violente, la douleur de tête, la rougeur des yeux, la turgescence du visage, la douleur de la gorge et de la poitrine, la toux sèche, le prurit des narines, l'éternuement, les démangeaisons provoquées

JEAN ACTUARIUS. 161

par Féruption prochaine. Le traitement consistait en médicaments chauds et humides, pour dissoudre les humeurs morbides et les attirer à la peau. Synésius conseille Teau de fenouil et de persil avec le sucre de roses, Jo<^oaax*p, etc.

Puccinolti (1) suppose, sans preuves bien convaincantes, que le manuscrit arabe sur lequel a été faite la traduction grecque n'était lui-même que la traduction d'un éphode grec plus ancien. (]ette opinion n'est pas tout à fait dénuée de vraisemblance, parce que les éphodes ou vade mecum médicaux sont beaucoup plus connus dans la littérature byzantine que dans la littérature arabe, eu égard au peu de goût des médecins arabes pour les voyages en pays non musulmans : mais ce n'est toutefois qu'une opinion qui ne repose sur aucune preuve authentique.

On ne sait du reste rien de positif sur Synésius.

JEAN ACTUARIUS.

Son véritable nom était Jean : il était âls de Zacharie et vivait à la cour de Constantinoplo, à la fin du xiw siècle. Aciuarius était un surnom latin qui signifie : scribe, greffier, commis (Du Gange). C'était une dignité particulière aux médecins de la Cour.

Les ouvrages qui nous restent de lui sont les suivants :

mpl oôpttv, sur les urines. Texte grec (Ideler, Physici et medici grœci minores^ t. II, 3-192) : il en existe une édition latine, Ambrosio Leone Nolaro interprète^ Par., 1556, in-80 (B^ Y. M. P. n« 33.328). Cet ouvrage, qui est le plus important, est divisé en sept livres. Dans le premier, il traite des différences des urines ; dans les deux autres livres, il envisage les urines selon les âges, les temps, les lieux, Tétat de sommeil ou d'agrypnie, chez les grands mangeurs et chez ceux qui sont dans des conditions opposées. Il considère

(1) Storia di med., I], 3.

LBS MâDBCmS GRECS. 1 1

aussi la quantité, les dépôts, Todeur selon les diSérentes espèces de fièvres. Les livres IV et V traitent des causes des urines, et les deux autres livres sont relatifs au pronostic, basé sur la couleur, la transparence.

Son autre ouvrage consiste dans un traité de thérapeutique, eipaireuTucTi fi.éeo^oç, qui est publié en partie par Ideler, sous le titre de nepl ^lapuaéuç ^àôcdv ; sur le diagnostic des maladies. Dans le premier livre, Jean Actuarius, après des considérations générales sur le médecin et les malades, étudie le pouls et ses différentes variétés, ce qui l'aide dans le diagnostic des maladies. Il s'occupe ensuite des maladies du foie, du diabète, des maladies de Tencéphale, de la moelle, de la manie, de la mélancolie, des maladies de la poitrine, de l'estomac, des vomissements de sang, des hémorrhagies intestinales, de la boulimie, du ténesme, de niéus, des vers, des maladies des organes génitaux, des troubles menstruels, des sueurs.

Le livre II traite des fièvres, des jours critiques, des maladies de la peau, des oreilles, des yeux, du nez, de la face, des ulcères et des phlegmons.

Le livre III traite des saignées, de l'artériotomie, des sangsues, des ventouses, des purgatifs, des bains, des aliments, du régime dans les différentes maladies, dans les fièvres et du traitement de ces dernières.

Le livre IV traite de la pathologie locale, des douleurs de tête, des nerfs, des maladies du cœur, des poumons, etc., etc.

Le livre V est consacré aux médicaments, et le livre VI à quelques maladies locales.

Ideler nous a donné le texte grec des deux premiers livres seulement (t. II, 353-464). L'ouvrage entier a été traduit en latin, par Henri Mathisius, de Bruges, sous le titre de Actuarii Zachariœ medicus^ sive methodi medéndi lihri F/, Parisiis, 1556, in-8 (lî. F. M. P., 33,328, et Lugduni, 1556, p. in-12, 33,457.)

Cet ouvrage, ainsi que le dit Jean Actuarius dans sa pré-

niÉROPHILE ET L'HYGIÈNE ALIMENTAIRE. 163

face, a été entrepris par ordre de l'empereur, qui voulait le posséder pendant son expédition contre les Scythes. Cette précaution prise par les empereurs de faire rédiger des manuels de médecine s'observe quelquefois chez les souverains byzantins. C'est ainsi qu'Oribase a écrit son livre par ordre de l'empereur Julien, Théophanès Nonnos par ordre de Constantin VII Porphyrogénète, Siméon par ordre de Michel Ducas.

On attribue à Jean Actuarius un petit livre sur les poids qui constitue la fin du VI^ livre de l'ouvrage précédent.

On a encore de lui un ouvrage philosophique ayant pour

titre ', Hepi evsp'Yeiwv xai waBwv toO du^ixoS irveûpiaToç xal tx? xar' aùrb

^laiTYi, Xo'Yci B', sur V action et les effets de V esprit animal dans les maladies et sur son régime^ 2 livres (Ideler, ouv. cité, 1. 1, p. 312-386). Cet ouvrage a été traduit en latin par Julius Alexandrinus, de Trente, Parisiis, 1556, in-S® (B. F. M. P., n» 33328). Jean Actuarius démontre qu'il y a en nous une substance divine, et il expose la difTérence des esprits animaux selon qu'ils ont leur origine dans l'estomac, dans le foie, dans le cœur ou dans le cerveau.

HIÉROPHILE

ET l'hygiène alimentaire.

A mesure qu'on avance dans le moyen âge, on constate que la médecine se meut dans un cercle qu'elle ne cherche pas à franchir. C'est le règne des compilateurs à son apogée. L'hygiène semblait attirer plus spécialement l'attention des praticiens ou des écrivains et, après Siméon, nous trouvons encore quelques opuscules, dont un seul attirera notre atteng tion, parce que le nom de l'auteur est connu.

Hiérophile (UpoepiXoç) vivait vers la moitié du xii® siècle. 11 n'est pas désigné comme médecin, mais il prend la qualification de sophiste. Ce mot avait alors la signification de

Maître de sagesse ou d'éloquence. Hiérophile est l'auteur d'un Traité sur les aliments^ nipl Tpoçwv xuicXo;, qui a été publié pour la première fois en grec par Boissonnade, en 1827, d'après les manuscrits de la Bibliothèque royale (no* 396, 985) où il est appelé Hérophile (ÈpoçtXoç) et, la seconde, par Ideler, en 1841 [Physici et medici grœci minores^ t. I, p. 409). Dans ce petit traité de neuf pages, Hiérophile s'occupe des aliments dont il faut user chaque mois de Tannée et des règles d*hygiène qu'il faut observer. Nous ne le suivrons pas dans chaque mois, mais nous nous contenterons de donner un aperçu pour le mois de janvier.

ii II est bon, au sortir du lit, de boire du vin léger et de prendre des mets chauds et de digestion facile, de Tail, de la ciboule, de la viande grillée, des ragoûts bien accommodés avec poivre, nard indien, cannelle, chervi d'Anatolie. La chair de porc grillée sera enduite de vin mêlé de miel. Parmi les autres animaux, on fera usage des oiseaux, des colombes blanches. On peut manger aussi des petites oies, des petits canards, des grives, des cailles, des hirondelles de mer. Parmi les poissons, on mangera le scorpion de mer, le rouget, le barbeau, le meunier, Tathérine, les obladesen friture, la dorade aux aromates. Parmi les légumes, on choisira le chou pommé, la carotte, les poireaux, les asperges sauvages, la pervenche, la bryone à l'huile, Tail cuit sans huile. On pourra boire les décoctions de ces légumes édulcorées avec du miel... Gomme condiments, on utilisera la roquette, le persil, le raifort léger, la rue à odeur agréable, la moutarde, le cumin et des sauces faites avec du vin et de la saumure de poisson. Parmi les plantes légumineuses, on prendra les pois chiches, les haricots (?) qu'on assaisonnera avec du cumin en poudre, mais sans huile. Dans les fruits, on choisira les raisins secs, les amandes, les noix de pin, les pistaches, les pommes sèches. On pourra aussi manger des coings, de petits citrons, des grenades, des dattes, des conserves faites avec du nard indien, du miel et de la fleur de froment. On ne prendra pas plus de quatre bains dans le mois de janvier. On se frottera préa-

DÉMÉTRIUS PÉPAGOMÉNOS. 165

lablement avec de la soude (virpw) dissoute dans du vin et avec un onguent épilatoire fait avec de l'aloès, de la myrrhe et deux jaunes d'œufs. Avant l'onction, on entrera dans le bain; on s'arrosera de deux ou trois bassines d'eau : une fois sorti, on s'épongera soigneusement, et on demeurera quelque temps à l'air; après quoi, on aura recours à une autre friction avec du vin chaud, des roses et des jaunes d œufs. On goûtera les plaisirs de l'amour jusqu'à l'équinoxe de mars, à cause du mouvement des humeurs. On observera la constellation des Jumeaux depuis le 11 jusqu'au 15.»

Un auteur anonyme dontBoissonnadeale premier publié les écrits, rapportés par Ideler (tb.j p. 423), reproduit, à peu de chose près, les mêmes recommandations et les mêmes préceptes d'hygiène. On pourrait qualifier ces quelques pages de principes généraux d'hygiène alimentaire. C'est le complément des Ingesta.

Ideler a reproduit (T. II, p. 257) quelques pages d'un auteur anonyme sur l'hygiène alimentaire, sous ce titre : nip) xui«ib>v, ppcAfAocTuv xttl TCOfAaTCdv. Il cousidèro les différents produits alimentaires, fournis par le sol, par les animaux vivant dans l'air ou dans l'eau et il expose leurs propriétés digestives.

DÉMÉTRIUS PÉPAGOMÉNOS.

Démétrius Pépagoménos vécut sous le règne de Michel VIII Paléologue, empereur de Constantinople, de 1261 à 1281. Il était médecin de l'empereur, et c'est à la demande de ce dernier qu'il a écrit son livre sur la Podagre, ainsi qu'il le dit dans sa préface. Cet ouvrage a pour titre : suvra^j^a wipl tHç wo^à^poç, Traité de la Podagre.

Ce livre, qui est divisé en quarante-six chapitres, est le résumé des opinions d'Hippocrate et de Galien. Il y a aussi quelques emprunts à Alexandre de Traites.

Après avoir expliqué comment le rhumatisme est le résultat d*uue fluxion humorale, opinion qui est celle d'Hippocrate, il indique comment il se porte au cerveau, au foie et au cœur; ce qui prouve que le rhumatisme viscéral était connu des anciens. Nous le citons textuellement :

où [Mvov (i.^v eî; x^^P^ ^^'^ ^^? Troévrac rà apôpa 'Y^vovroci oi toioutoi peup.9C- Tiap.01, àXXà xaî etç è'^xe^aXov x.cu et; 'jTrap, xal et; aùrfiV tviv )cap<^iav dcTiva tiai ^eivorara xai «^crairaXXaxTOTaTa (ch. v). « NOU Seulement Ces

rhumatismes envahissent les mains et toutes les autres articulations, mais aussi l'encéphale, le foie et le cœur, complications graves et très rebelles. »

Cette théorie étant admise, à savoir que, si les forces organiques sont assez puissantes pour rejeter les résidus, il y â santé, sinon il y a maladie, la prophylaxie et la thérapeutique en découlent naturellement (ch. 9 et 10). L'homme se porte bien, s'il mange et boit peu. Gomme régime, Démétrius Pépagoménos prescrit une alimentation variée, conseille les aliments doux, et défend les aliments astrigents et secs.

Le traitement préventif consiste en purgations mensuelles avec des pilules dans lesquelles entrent Taloès, la scammonée, la quintefeuille, la cinnamome; comme traitement curatif, il conseille les émissions sanguines, au bras droit, si le rhumatisme siégea droite; au bras gauche, s'il siégea gauche. Il attache une très grande importance aux vomitifs et aux purgatifs. Il recommandait aussi l'usage des pilules persiques, dans lesquelles entraient l'œillet, la cinnamome, la gomme-mastic, Tagaric, etc. (ch. 45).

Cependant il est des cas où les saignées sont mauvaises, en ce sens qu'elles appellent les humeurs dans les parties rhumatisantes, d'où la nécessité d'un régime sévère. Après les purgations, Démétrius Pépagoménos conseille l'usage du sérum du lait, puis la thériaque. Il fait grand cas de la quintefeuille, qu'il prescrit en boissons et qu'il considère comme un antidote.

A ceux qui ne veulent pas de purgations, il prescrit les clystères. Comme traitement topique, il prescrit les ci^ta-

NICOLAS MYREPSOS OU LE MYRBPSE. 167

plasmes de feuilles de choux, de persil, de bouillon blanc, les cataplasmes faits avec du pain, du blanc d'œufs, de Thuile de roses, un peu de vinaigre, bien mêlés, ou bien un cérat dans lequel entrent le safran, l'opium, etc.

Démétrius Pépagoménos était chrétien, et il termine son livre en demandant pour ses malades l'intercession de la Sainte Vierge.

Le Traité de Démétrius Pépagoménos est publié dans le tome X des œuvres d'Hippocrate et de Galien, édition grecque-latine de René Chartier, Paris, in-f®, 1679. La première traduction latine est celle de Marcus Musurus, Rome, 1517; Guillaume Morel (Morelius) en a donné une autre traduction, eu 1558. La seule traduction française que nous possédions est celle de Frédéric Jamot, de Béthune, Paris, 1567 et 1573.

L'édition la plus récente est Tédition grecque-latine de Joh-Jos. Bernard, Leyde, 1743, in-8 (B. F. M, P., 32599),

On attribue aussi à Démétrius Pépagoménos, mais sans preuves certaines, quelques écrits sur les oiseaux de proie, qui n'ont pour nous aucun intérêt.

NICOLAS MYREPSOS ou le MYREPSE.

Son véritable nom est Nicolas. Myrepse n'est qu'un qualificatif grec, ô ppei^o;, unguentarïus, le préparateur d'onguents et de parfums. Il est né à Alexandrie et a vécu à la cour de Jean Ducas Vatatzès, empereur à Nicée (1222-1235). Il se rendit d'Alexandrie à Rome, pendant Toccupation de Constantinople par les empereurs latins.

Son ouvrage sur les médicaments est une compilation faite dans les auteurs grecs, latins et arabes : c'est un recueil de formules de médicaments composés.

Le texte grec n'a pas été imprimé; il en existe quatre ma-

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nuscrits à la Bibliothèque nationale, sous les n*»* 2149,2237, 2238, 2243. Ces manuscrits sont du xiv® et du xv* siècles.

L'ouvrage de Nicolas est divisé en 48 sections ou chapitres, pour lesquels il a suivi Tordre alphabétique grec : il contient 2656 formules, réunies sans discernement et dont beaucoup sont indignes d'un livre sérieux. Dans certains endroits il a recours aux invocations à Dieu, à Jésus-Christ, aux manœuvres superstitieuses.

Voici les titres des 48 chapitres qui composent le livre de Nicolas le Myrepse :

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