‹ Les médecins moralistesChapitre 13 sur 352 · XXXI I · texte numérisé non relu

XXXI I

INTRODUCTION

,lé dévouement et d’humanité qu’on pourrait trouver le germe de l’athéisme. Ces vertus sublimes et héroïques, que la religion seule inspire au commun des hommes, ne peuvent pas être chez les médecins le produit ou la preuve de l’irréligion.

Non, les médecins ne sont pas matérialistes et athées par principe ; vous ne croyez même plus qu’ils puissent l’être. Confidents des merveilles de l’organisation vivante, ils ne peuvent pas méconnaître le doigt d’une Intelligence suprême. Si pourtant il en était, ou bien ils n’auraient jamais étudié le langage de cette harmonie sublime qui préside à l’exécution des fonctions, et ils nous donneraient la preuve de leur ignorance ; ou bien, entraînés par la passion ou la perversité de leur cœur, ils ressembleraient à ces dieux stupides dont parle l’Écriture, qui ont des yeux et ne voient point.

Par la même raison, ils ne peuvent pas méconnaître l’existence d’un principe animateur qui vient s’unir à la matière organisée pour lui donner la vie. — Ainsi, bien loin de conduire à l’athéisme et au matérialisme , les sciences médicales fournissent les arguments les plus solides et les preuves les plus convaincantes contre l’inculpation calomnieuse dont on a voulu les flétrir

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