‹ Les médecins moralistesChapitre 240 sur 352 · MORT · texte numérisé non relu

MORT

Il ne faut pas penser qu’il y ait une mort absolue dans la nature ; elle n’est que relative à notre existence organisée : la mort n’est en effet que le long et ténébreux sommeil de la vie.

VinEY, Dictionnaire des Sciences médicales , art. Nature.

(1) L'établissement désiré par M. ISrierre de lîoismont, étant sur le modèle de Belhlem, n’est nullement applicable aux morosophes; car à llcthlcm la section spéciale consacrée aux fous criminels ne renferme que de hommes chez qui la folie est incontestable.

La mort n’est que le grand moyen de conservation de notre être.

Hufeland, Incertitude des signes de la Mort.

Deux grandes haltes ici-bas : le sommeil, qui ne nous fait pas cesser de vivre; la mort, qui ne nous fait pas cesser d’être.

Souvenirs d’un ancien médecin.

La mort est l’engrais de la vie ; elle rapporte à chaque homme une récolte d’autant meilleure qu’il a mieux labouré et mieux semé pour l’avenir.

Ibid.

11 y a une mort de l’âme, de l’esprit et du corps, parce qu’il y a une vie de l’âme, de l’esprit et du corps. La mort de l’âme est causée par la cessation de son rapport avec Dieu.

L’abbé Bautain, docteur en médecine, Philosophie morale.

Qu'est-ce que la mort ? Pour le physiologiste, c’est la cessation complète de la chaleur propre et de toutes les fonctions dont l’ensemble constitue la vie de l’être organisé. Pour le philosophe chrétien, la vie consistant dans Y union de l’âme et du corps, la mort est tout naturellement leur séparation momentanée, comme le mot éternité sert à exprimer leur réunion au delà du temps.

Descuret, Les Merveilles du Corps humain.

Pour être comprise, la mort avec ses mystères exige une méditation réfléchie, soutenue par la foi ; alors elle brille dans le lointain comme un phare d’espérance et d’amour.

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