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SOCIÉTÉ, CORPS SOCIAL

Oui, l’homme est né pour la société ; son organisation tout entière en rend témoignage : la société est un besoin pour son corps, un besoin pour son cœur, un besoin pour son intelligence.

Dufieux, Nature et Virginité.

Si l’homme est né le plus faible, en revanche il est né le plus sociable de tous les animaux. C’est dans la société que Dieu a mis la force qui doit le protéger. C’est la société qui lui donne le jour, qui le défend, le nourrit, l’élève : c’est par elle qu’il vit, c’est par elle qu’il doit vivre.

Pariset, Eloge d' Esquirol.

L’éducation, la morale et la religion sont des conditions tellement essentielles au bonheur et à la conservation des sociétés humaines, qu’il est impossible de les concevoir autrement qu’appuyées sur ces bases.

Martin jeune (de Montpellier), De l’Habitude.

L’âme du corps social, c’est la religion; il languit quand elle s’affaiblit, il meurt quand elle disparaît.

Beauchène, Maximes, Réflexions el Pensées.

La société humaine ne subsiste que par la vertu, la- . quelle consiste dans le rapport de nos actions avec le bien public.

Pariset, Notes sur Cabanis.

C’est parce qu’il y a diversité et inéç/alité d’un homme à l’autre qu’il y a société , c’est-à-dire échange de services parmi les hommes.

Le même, ibid.

Une société n'est durable que lorsqu’elle repose sur le triangle de la .foi, de la patrie et de la famille : l’absence d’un seul de ces pivots la fait chanceler et hâte sa chute.

Lauvergne, De l’Agonie el de la Mort.

La perfection des sociétés est en raison de ce qu’elles font pour le développement humain dans toutes ses directions et surtout sous le rapport intellectuel et moral.

L’abbé Bautain, docteur en médecine, Philosophie morale.

La régénération et l’avenir de la société sont dans le corps enseignant.

Brierhe de Boismont, Du Suicide.

Détruire la société par le fer, ou, ce qui est pire encore, par le poison des sophismes, est le plus grand de tous les crimes ; la servir, au contraire, est le premier de tous les devoirs.

Pariset, Eloge d' Esquirol.

Quand la société est profondément corrompue, les succès qu’on y obtient sont plus souvent la récompense du vice que de la vertu.

Beauciiêne, Maximes, Réflexions el Pensées.

Il en est du corps social comme il en est de notre organisme : quand l’âme se sépare du corps de l’homme, c’est la décomposition, la putréfaction qui survient; de même, quand l’esprit divin se retire d’une société, c’est la disso-

lution, et aucune force humaine ne peut arrêter cette dissolution.

Vitteaut, La Médecine dans ses rapports avec la Religion.

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