‹ Les médecins moralistesChapitre 58 sur 352 · CARACTÈRE · texte numérisé non relu

CARACTÈRE

Le caractère, qui constitue la physionomie de l’âme, n’est autre chose que la volonté mise en action et appliquée d’une manière stable à tous les actes moraux de la vie.

Aubert, Physiologie des Passions.

Nous tenons notre caractère primitif de nos parents, puis du milieu physique et moral dans lequel se passent nos premières années. On ne se fait donc pas soi même, comme on le répète si souvent? Non, sans doute ; mais on peut et l’on doit se refaire , se rendre meilleur, en se soumettant aux sages préceptes de l’hygiène, de la loi et surtout de la religion.

Descüret, La Médecine des Passions.

Le bonheur dépend moins de notre position sociale que de notre caractère; on est heureux quand on croit l’être.

Souvenirs d'un ancien médecin.

Un bon caractère nous rend heureux et nous fait aimer, puisqu’il contribue au bonheur dés autres.

Le môme, ibid.

Les caractères exclusifs, originaux, bizarres, n’onl qu’un pas à faire pour passer à l’état maladif.

Brieiire de Boismont, Du Suicide.

Tous les hommes ont un caractère, niais très peu d’hommes ont du caractère.

Beaucuêne, Maximes, Réflexions et Pensees.

Avec un caractère fort, on est maître de soi et des autres; avec un caractère faible, on est l’esclave de tous et la victime de soi-même.

Le même, ibid.

Aux caractères précipités, imposez la nécessité de marcher lentement, d’écrire lentement ; aux caractères indécis, celle d’agir avec promptitude. Donnez aux rêveurs, toujours absorbés dans leurs pensées, l’habitude de regarder en face et de parler distinctement et à haute voix. Ces habitudes ont sur l’âme et sur le corps une incroyable influence que j’ai souvent observée.

Feuchtersleben, Maximes et Pensées.

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