‹ Les médiateurs et les moyens de la magieChapitre 153 sur 243 · LI-: MONDE M AG J (J [JE · texte numérisé non relu

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reraient attacliées à la matière terrestre, sans pouvoir aspirer jamais au séjour de la lumière. Souvent, disaiejit-ils , elles revêtaient, pour se montrer sur la terre, la forme de divers fantômes et de simulacres d’animaux. 11 est facile de reconnaître dans cette croyance orientale Y Eidôlon des Grecs, et la Nephesh des rabbins thalmudistes. IjOS pbilosofdies néoplatoniciens de l’école d’Alexandrie , dont Origène partageait le sentiment, nommaient ce corps-âme, séparé du corps grossier, Angnéidê, Asiroéidé, c’est-à-dire qui a l’éclat des astres. (C‘° de Sciences occultes , v. H, p. 598-9.)

Quelques partisans de ce corps spirituel lui imposent le rôle d’âme sensitive, et lui donnent a remplir les fonctions de principe vital ; que si vous les croyez, il n’est point rare de voir ce principe fantasmatique ou vital conserver son action sur nos corps un temps après qu’une maladie ou qu’une cause mécanique a séparé l’âme du corps. Le fait qui suit nous permet de l’envisager sous ce dernier aspect.

« L’empereur Louis de Bavière fit arrêter, en 1337, à Munich, et condamner à la peine capitale, Diez Schwinburg et ses quatre valets... Diez pria les juges de le placer en ligne avec ses valets, à huit pas l’un de l’autre, et de le décapiter le premier. 11 offrait de se lever ensuite tout décollé et de passer en courant devant ses valets, à condition que ceux devant lesquels il aurait passé obtiendraient leur grâce. Les juges lui ayant accordé sa requête, il se mit à genoux. Puis, dès que sa tête eut roulé sous la hache, il se releva, passa devant les quatre valets au pas de course , et tomba pour ne plus se relever. » (Joan. Trithem. Chronicon Hir~ sauxj., l. II, p. d81 .)

Peu nous importe l’authenticité de cette histoire. Nous ne la citons qu’afin que le lecteur se figure et commence à comprendre le jeu de cette âme intermédiaire, que nous allons suivre pas à pas.

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