CHAPITRE DIX-SEPTIÈME
les mêmes muscles ^ les mêmes vaisseaux^ les mêmes 7ierfs. La queue se reproduit comme les pattes, quand on l’a coupée; et la queue reproduite a des vertèbres, les mêmes verlèbi'es que la queue première. » Voilà donc, nous dit le savant* académicien, voilà des parties d’animal qui se reproduisent tout entières : des queues, des pattes de salamandre , des têtes, des queues de naïde! (Flourens , Longévité, p. 177. Paris, 1854. — Pour l’homme, p, 320 et note, suprà.)
Une âme c’est-à-dire un principe constitutif et formateur de l’être, une force active le faisant ce qu’il est, est donc là présente, et opérant dans le corps de l’animal! Cette âme se construit un corps; et, quelquefois môme, elle paraît s’y diviser, disons plutôt s’y multiplier, ainsi que dans le polype, par la mutilation et la division de la chair. Ce principe animique y est donc doué d’une singulière et infatigable activité. Voyez : il y attire, il y reçoit, il y blute , il y pétrit, il y moule, il y organise, puis il y expulse et remplace la matière de ce corps, que son instinct semble être de perpétuer!...
Mais , dans cette force, intelligente ou non , selon les êtres qu’elle anime, rien ne nous découvre encore une âme visible, un spectre, un fantôme antérieur ou postérieur à la vie du corps, un type, un simulacre, un houen dont la vie soit indépendante de la vie du corps, un principe vital dont notre intelligence puisse jamais saisir l’existence ou le jeu lorsque le corps n’est point formé, ou dès l’instant qu’il devient cadavre.
^ Anima, racine du mot animal , qui es,t le nom générique de toutes les brutes. La raison de tontes les langues donne donc une âme aux brutes! Moïse les appelle des âmes vivantes. Producant aquœ reptile AM.M.E viventis. {Gen., I, <(. 20.) Producat terra viventein m
qenere suo, jumenfa et reptilia. {Id., X.vSi.) Los animaux ont donc une âme, et c’est ce que nous croirons tout â l’iieure.