‹ Les médiateurs et les moyens de la magieChapitre 192 sur 243 · LI-: MO N UE MAOigUE · texte numérisé non relu

LI-: MO N UE MAOigUE

y a un corps animal, il y a aussi un corps Sj)irituel », (saint l’aul, I Cormth., ch. xv, ÿ. i4, p. 52), que, dans un milieu plus pur, une merveilleuse transformation doit nous donner à la place de celui que la mort aura renversé : irnmutahimur {f. 52).

Mais, en attendant l’époque de ce phénomène, et lorsque la mort, ouvrant les yeux de notre ctme, ferme les yeu\ de notre corps, « le corps, comme semence », ayant en lui ce moyen germinatif que nous ne pouvons ni décrire ni presque nommer, « est mis en terre plein de corruption, — et il rêssuscitera incorruptible. Il est mis en terre tout difforme, — et il ressuscitera tout glorieux. 11 est mis en terre privé de mouvement, — ■ et il ressuscitera plein de vigueur »

Placé dans un milieu de matières entièrement corruptibles, le corps ne doit naturellement produire ici-bas qu’un ensemble doué des qualités de la substance périssable qu’il s’assimile. Mais, élevé par la résurrection dans une région céleste, ce corps sera spiritualisé; nous le verrons devenir semblable au coiys spirituel du Christ, son médiateur et son milieu , sa nourriture et sa vie;... ou bien, le feu vivant et intelligent de l’enfer lui communiquera son épouvantable incorruptibilité, mais sans le transformer en corps glorieux'.

Il n’appartient point à ma suprême ignorance, et. je ne saurais trop le répéter, de traiter à fond une question de cette hauteur. Mais je crois avoir énoncé sans trop d’inexac-

^ Ibid., 43. Je sais que mon rédempteur est vivant; qu’au dernier jour je ressusciterai du fond de la terre ; que je serai de nouveau revêtu de ma peau ; et que, dans ma chair, je verrai mon Dieu. — Job, ch. XIX, 25-26. Dieu nous rendra la vie en nous ressuscitant (Machab., 1. VH, ch. ii , 14), et en spiritualisant notre corps.

1 Corinth'., ch. xv.

- Non omîtes immutabimur . Les damnés doivent être salés, — comme toute victime, — par le feu de l’enfer qui ne s’éteint jamais, quel qu'il soit. (Saint Marc, ch. ix, p. 46-48, prov. I, 12. — Isaïe, ch. lxvi, \. 24, etc.) '

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