‹ Les médiateurs et les moyens de la magieChapitre 211 sur 243 · CHAPITRE VIINGÏ-SIXIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIINGÏ-SIXIÈME

Le monde, au lieu du corps de l’homme. — Son principe vital, principe de tout fantôme. — Doctrine de la haute magie. — L’avor hébraïque et Ghaubard. — Doctrine primordiale sur l’âme et le gouvernement de ce monde, et des êtres qui le composent. — Digression : le mystère des influences physiologiques. — Exemples. — Mot de Bayle. — Des Esprits, bons et mauvais, sont l’âme apparente de ce monde. — Mot de saint Jérôme. — Conversation de saint Pacôme et du démon. — Un principe vital, âme de tout fantôme, n’est rien de plus dans la masse du monde que le principe vital ou l’âme fantasmatique dans le corps de l’homme.

Le moment est venu de clore, par un dernier et fort intéressant exposé, la dernière partie de ce livre. Le monde et sa masse immense vont, dans ce chapitre, remplacer le corps exigu de l’homme, et la question d’ailleurs reste la même. Daigne donc le lecteur jeter son coup d’œi! d’adieu, non plus sur le principe de la vitalité de l’homme et du fantôme humain, mais sur le principe de vie de ce monde lui-même, envisagé, sous l’un de ses aspects, comme le formateur de tout fantôme qui nous épouvante, de toute illusion qui nous séduit, de toute apparition fascinante, spectracle, sabbatique

D’après les plus doctes philosophes de la Magie, d’accord sur ce point avec ceux du panthéisme, je ne sais quel fluide, ou quel subtil éther, pénétrant l’univers entier le vivifie. Et dans cette merveilleuse et incomparable substance , nous devons voir le créateur de toutes les images, le formateur de toutes les visions, de toutes les apparitions fantasmagoriques et spectrales; elle est, en un mot, le réservoir commun de toute force, la source mère de toute âme ou de tout Esprit, l’ûme du mode et de ses phénomènes ^ ! Le fantôme de l’homme ne sort donc point de la personne humaine; il n’est plus aujourd’hui cette secondé âme que la fausse science

‘ Lumière spectrale du docteur Passavant, lumière astrale d’Éliphas Lévi, que je signale dans la Magie au dix-ne\j(vième siècle, etc., etc.

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