‹ Les médiateurs et les moyens de la magieChapitre 212 sur 243 · CHAPITRE VINGT-SIXIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE VINGT-SIXIÈME

impute à l’homme , i! est un des enfantements , une des forces et des apparences de l’ûme du monde elle-môme.

A nos yeux, le fantôme n’était qu’un corps accidentel ou fantastique, une machine, façonnée, montée par des Esprits de nature angélique, et le plus habituellement par des démons. Sous une phraséologie qui semblerait nous contredire, la haute magie ne viendrait- elle point soutenir ici la thèse même que, d’après l’expérience de nos pères et la nôtre, nous avons émise et soutenue dans nos écrits ?

Enrichi de tous les trésors de la science du dix-neuvième siècle, le pseudonyme Éliphas Lévi,

aujourd’hui pro-

fesseur de haute magie, — se lève et nous dit : « Il existe dans la nature une force bien autrement puissante que la vapeur. En seul homme qui saurait s’en emparer, et la diriger, bouleverserait et changerait la face du monde! Cette force était connue des anciens. Elle consiste dans un agent universel... dont la direction tient immédiatement au grand arcane de la magie transcendentale. Par la direction de cet agent, on peut... voir ce qui se passe à l’autre bout du monde, on peut guérir ou frapper à distance; il se révèle à peine sous les tâtonnements de Mesmer;... les Gnosliques en faisaient le corps igné du Saint-Esprit, et c était lui qu'on adorait dans les rites secrets du sabbat , ou du Temple, sous la figure du bouc!... » (Dogme et rituel de la haute magie., v. I, p. 23. d856.)

Or, « cette âme du monde, double courant d’amour et de colère, est le fluide ambiant qui pénètre toute chose ». Elle est « l’éther électro-magnétique, le calorique vital et lumineux ; et c’est par sa double force, — d’attraction et de projection, — que tout a été créé, que tout subsiste. Armé de cette force, vous pouvez vous faire adorer; le vulgaire vous croira Dieu. Elle est le grand agent

LE MONDE MAGIQUE

magique, le fluide terrestre, ou la lumièue astrale ; lumière saturée {X images ou de reflets que notre âme peut évoquer. » p. 74, 93, 110, 111. C’est \a mundane

force de Rogers. Y. swprà.)

Une volonté lucide peut agir sur cet agent universel

et, avec le concours d’autres volontés qu’elle absorbe et entraîne, déterminer de grands et d’irrésistibles courants... Elle est terrestre dans ses rapports avec la terre, elle est exclusivement humaine dans ses rapports avec les hommes. (Ihïd.^ p. 222.) En un mot, cette « lumière astrale est le » S^dûj:îl^MUd^iye'rsel , figuré par le serpent ». Sa force « se

J^rJU'liss lul^es^i ent la nommer Lucifer ou Lucifuge. C’est un serpent, mais c’est aussi une auréole. » C’est elle « qui envoie à nos évocations, et aux conjurations de la goëtie (sorcellerie)^ tant de larves et de fantômes... Elle livre bataillera l’intelligence de l’homme, et tend à la pervertir par le luxe de ses reflets et le mensonge de ses images... » (Ibid., p. d26.)

Est-il au monde rien de plus clair? Cette force Mesniérienne, c’est-à-dire magnétique, et partout présente, cet Avor noir, âme et principe vital du monde, qui semble tout animer, tout éclairer, qui se pose en Dieii^ qui prétend tout créer y qui se fait adorer, qui suscite les images de tous les fantômes, qui se dit lumière, — et qui propage les ténèbres ; ce serpent séducteur en un mot, qui livre bataille à l’intelligence de l’homme et la pervertit, — ce n’est point un être physique, c’est une force intelligente et qui se prèle au mal; c’est donc le démon! l’image est à peine gazée. Mais elle n’est point unique au monde, cette force; elle a sa parallèle qui, semblable à elle, se compose d'une double ligne, l’une spirituelle et l’autre non. Que notre vue se soutienne un instant.

prête au bien conji^e'^îf page les ténèbres. On’peut égalem

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