‹ Les médiateurs et les moyens de la magieChapitre 31 sur 243 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

(( Nous verrons naître alors, du sein de ce Merveilleux, — écrivais-je en l’an 1856, — comme une nouvelle manière de religion universelle. Et pourquoi ne pas l’appeler la religion des âmes, c’est-à-dire celle des Esprits; disons mieux encore, celle des démons, ou, pour se bien comprendre, la religion de l’Antéchrist? Entre elle et le catholicisme doit commencer, presque aussitôt son universelle éclosion, la dernière lutte, le combat suprême, la grande bataille où des millions d’àmes à demi chrétiennes périront de la mollesse de leur foi. » yMœurs et pimtiques des démons, p. 379-380.)

Le journal religieux et savant que Rome publie sous le titre de Ciiiltà cattolica, transcrivait cette page de mon livre, dont le temps commence à faire une trop véridique prophétie, car la religion des Esprits est fondée; elle se propage avec activité; les ravages souterrains qu’elle exerce au milieu du troupeau de l’Église sont énormes, et les gémissements du sacerdoce commencent^ en quelques lieux, à répandre une salutaire alarme.

Enivré du succès de ses médium, M. Kerdec peut donc s’écrier : Oui , le « spiritisme a conquis droit de cité. Il est assis sur des bases qui défient les efforts de ses adversaires. Sa doctrine a grandi avec une incroyable rapidité; dans l’espace de trois ou quatre ans, elle a rallié dans tous les pays du monde , et surtout parmi les gens éclairés , d’innombrables partisans, qui s’augmentent tous les jours dans une proportion extraordinaire. » (Allan Kerdec, Spirit., p. 4‘2.) Et ces paroles ne sont point une fanfaronnade! Elles ne sembleront telles qu’à ceux dont l’intelligence ne dirige qu’avec une tiédeur extrême ses recherches du côté des tléaux qui menacent la paix de l’Église.

Ce n’est donc point sans admiration pour le bon sens des habitants de la Chine, à cet endroit si capital, que je rap-

<iO LE MONDE MAGIQUE.

porterai la décision magistrale prise par ses gouvernants et motivée par les faits du récit que nous offrent les pages suivantes.

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