‹ Les médiateurs et les moyens de la magieChapitre 36 sur 243 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

stamment reconnu ces bruits chez les [)ersonnes à pales couleurs, chez les individus dont le sang contient en excès le fluide aqueux , tandis que les globules et le fer y sont en quantité trop minime.

Et le môme observateur fit encore cette autre remarque : c’est que, dans notre espèce, la pâleur chlorétique, le bruit de souille et la sensibilité magnétique, qui est un acheminement vers l’état de médium, forment un ensemble de phénomènes qui se recherchent et s’enchaînent naturellement l’un à l’autre !

Une alimentation chétive et rare , les saignées , dont l’elTet est d’augmenter la liquidité, la pauvreté du sang, et de développer les dispositions nerveuses de l’individu, — ainsi qu’une vie d’excès ou de débauches, — telles sont les voies, disait M. l’ahbé Faria, par où sont conduites à la sensibilité magnétique des organisations c\w\ , jusque-là, s’y montraient rebelles. Mais, au contraire 5 l’alimentation dont la richesse rend au sang sa ténacité ; le régime — physique et moral, — qui fait sortir le corps de l’état nerveux, pour le rapprocher de la constitution sanguine , voilà de véritables moyens d’effacer graduellement les prédispositions ou la sensibilité magnétique. (Appuyé des D*"' Léger et Planty. Journal du magnèt., n° d83, p. d31 à 140, art. du D‘‘ Louyet.)

En d’autres termes, et s’il m’est permis, par amour pour la brièveté, de renfermer celte observation dans une formule approximative : vivre^d’une vie d’excès, réduire par des vices ou des calculs de régime physique ou MORAL la somme des forces de son corps au-dessous d’une certaine moyenne normale, et provoquer les phases dangereuses de l’état nerveux, c’est diminuer en nous l’empire du libre arbitre, ou de la volonté, par laquelle nous conservons la POSSESSION de nous- • mômes. C’est, d’après les paroles expresses des docteurs du

LE MONDE MAGIQUE

magnétisme et de l’art médical, prédisposer ses organes à l'action dos influences mafjnétiqaes ; c’est tes désarmer sous l’assaut des agents extérieurs, parmi lesquels le S[)iritualiste doit nommer ceux du monde des Esprits.

L’histoire de l’ascétisme religieux, et celle de la magie ou du magnétisme, ne donneraient, ce me semble, que d’assez rares démentis à la (jénéralité de cette remarque*.

Je ne songe toutefois à y attacher d'autre importance en ce chapitre que celle de prémunir les familles contre ces régimes, contre ces irrégularités ddiabitudes physiques et morales , contre cette vie fébrile dont battent les artères des gens que tourmente, que surexcite, que dévore la soif de l’or, des honneurs, de la volupté; la pente du mal a de si nombreux , elle a de si glissants degrés! Et la conséquence'naturelle de la vie que les passions surexcitent et dominent, — ècoutons-le donc, puisque tant d’autorités nous le crient; — • c’est d’exposer les êtres d'une origine vicieuse ou d' ime faiblesse maladive acquise au malheur de la prédisposition magnétique, dont le cercle vaste et fatal renferme l’état de médium !

L’homme revit dans sa race; il s’y perpétue! Le bien et le mal qu’il se fait l’y poursuivent et réagissent sur lui jusqu’après sa mort. Chacun de nous subit d’ailleurs, dans son corps, des douleurs vengeresses et des châtiments qui accompagnent le sang de génération en génération , s’attachant aux fautes originelles comme pour les flageller dans les dernières conséquences de notre chair; chacun y souffre pour

‘ Observons que, dans layie religieuse ascétique, l’homme use de la plénitude de sa volonté pouiv se donner à Dieu. L’Esprit divin, s’il le saisit alors, produit en lui une vie d’exception que le démon sait aussi développer sur une ligne paiallèle chez ses extalicpies. Mais combien est-il de ces tristes obsédés, ou possédés, qui jamais aient eu la volonté sérieuse et formelle de se donner à lui, comme on se donne à Dieu, sans esprit de retour?

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