‹ Les médiateurs et les moyens de la magieChapitre 50 sur 243 · CHAPITRE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE DEUXIÈME

Enfin, la poésie prêtait et mêlait ses charmes ‘ naturels naux charmes merveilleux de la magie, qui laissait pour occuipation caractéristique aux philosophes le soin cViiiterprétery fselon la reliymi des temples , ses mystérieuses pratiques^.

Religion, médecine, poésie, — philosophie tout à l’heure, — et magie, tout ce qu’il y a de divin, d’excellent et id’abominable dans les hautes régions de l’intelligence, se mêle (donc et se confond sous le régime de l’idolâtrie, qui est celui (ide l’interversion des choses ou de la révolution la plus uniwerselle, c’est-à-dire de la révolution contre le ciel, et par icela même de l’assujettissement de l’homme hébété par IV orgueil, aux anges de la révolte et des ténèbres! Et ce rmême avilissement, ces mêmes phénomènes de théurgie \vont revivre avec un redoublement d’éclat sous le règne et çgrâce à la religion rajeunie de nos médium !

Voyez! le venin que distille le serpent, animé par l’esprit ûdu mal et de la mort, pénètre et infecte la religion de IVhomme; à l’aide de cette religion, il pénètre et infecte la sscience humaine ; il corrompt donc sa croyance dans ce cqu’elle a de plus saint, sa raison dans ce qu’elle a de plus lhaut et de plus journellement pratique! Sous l’inspiration iiqui sort de ses temples, le prêtre tombe au niveau de l’empirique et du sorcier guérisseur. Le voilà devenu médecin

rundinem prende.... incipe cantare : Daries, dardaries, astaturies : die lijna paries usqiie dum coeant... vel hoc modo : Huât, hanat, huât isla )Dis(a , sisfa , etc. Nous nous abstenons de transcrire la formule ‘entière. — Cato, De re rustica, c. clx, p. Tl 2. Ans. Popmœ, Annot. \rn Catünem, |). 163. Comparez Pline, XVII, 47, Spreng., p. 192, et la ■’ormule usitée dans nos campagnes. Thiers, c. xxxii, p. 352. Paris, 11679. Superst.

' Ittojooi' , carmina, de là les noms de vers et de charme se confon- Plirenl.

^ Sprengel, Hist. de laméd., p. 22-145. L’autorité de ce rationaliste, nui interprète la Bible dans le sens le plus anticatholique, m’est précieuse. Plus nos opinions religieuses difTèrent, j)lus il importe de multiplier les témoignages qu’il prodigue.

LE MONDE MAGIQUE

sacré, médium ou instrument du surnaturel démoniaque, et s’eflorçant, aveugle qu’il est, de rendre au corps la vigueur et la santé qu’il ôte à la raison, en l’assujettissant au sinistre empire des maîtres de sa foi. Et voilà ce que le progrès nous réserve! mais nous dépasserons l’antiquité si le médiateur magique l’emporte par ses œuvres prestigieuses sur la parole du prêtre chrétien...

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