CHAPITRE TROESTÈME
IMoyens de la magie. Ceux du prêtre, médecin magique. — Prêtres ou médium. — Telgines, c’est-à-dire magnétistes ou charmeurs. Ils dérivent des Pros-eooï, ou des génies de l’Aurore, reliés par les fds de Cham à la magie antédiluvienne. — Procédés , précautions des prêtres guérisseurs. — Régime sacré, eaux sacrées, lit sacré, peaux de victimes ou sépulcres. — Langage ou apparitions du dieu; nature des cures. — Menaces de Dieu contre le sommeil divinatoire en Israël. — Grande note. — Parallélisme du sommeil magique : le sommeil des chrétiens au tombeau des saints. — Différence,
Mais ne nous écartons point de notre sujet; et, puisque déjà la médecine se montre à nous pervertie par l’art des magiciens; puisque le merveilleux magique se mêle à ses cures sous la main du sacerdoce, voyons sur quel rameau de la magie foisonnent le plus habituellement les guérisons entreprises à l'ombre des autels! A l’aide de quels moijens seront obtenus ces bienfaits?
Dans les temples, les excitateurs, les manipulateurs sacrés de la puissance curative et magique, ce sont des prêtres magnétistes; voilà le fait. Car, ainsi devrions-nous nommer, dans les temples antiques, le praticien sacerdotal qui lie, sous les auspices de ses dieux , l’accomplissement de certaines cures merveilleuses à l’intervention de forces occultes, dont la physionomie, lorsqu’elle se révèle, est le plus souvent décevante. Nous rappellerons d’ailleurs que l’antiquité connaissait, ou plutôt qu’elle admettait une force Üuidique douée