‹ Les médiateurs et les moyens de la magieChapitre 59 sur 243 · CHAPITRE TROISIÈME. ' H I · texte numérisé non relu

CHAPITRE TROISIÈME. ' H I

paroles entendues, signatures apposées à des documents écrits! La puissance divine accordait ainsi d’une manière prodigieuse l’objet de requêtes, singulières peut-être, mais humbles et chrétiennes. Et s’il y eut quelque chose de commun entre la pratique chrétienne et la pratique païeiine, c’est qu’il y avait quelque chose de commun entre les païens et les chrétiens : c’est-à-dire la nature humaine! La religion des tombeaux est commune à tous les peuples civilisés ; on en tire un argument puissant en faveur de l’immortalité de

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Que si donc les chrétiens écrivaient des lettres aux martyrs, était-ce dans le but d’interroger les morts? Non. On n’accuse point saint Stanislas de Kostka de superstition pour avoir un jour écrit à la sainte Vierge une lettre qu’il porta sur son cœur pendant la communion! Ces pratiques, réglées ()ar la discrétion, n’accusaient que la tendresse et la vivacité de la foi. Elles rentrent dans l’admirable système de la nature si bien compris dans le catholicisme. Elles font participer le corps à l’action de l’àme: l’homme tout entier s’y emploie à rendre à Dieu et à ses saints, qui intimement imiSj l’honneur qui rejaillit de la prière. Que si l’Esprit de mensonge suggère quelque chose de semblable à ses victimes, rien d’étonnant à cela! N’est-il point le singe de Dieu? Mais le sceau de l’erreur est toujours là pour déceler les intentions perfides de Y ange déchu.

Laissons l’Église, avec res[>ect, — si jamais l’Esprit qui la gouverne lui en inspire la pensée — consulter et interroger le Seigneur de la façon dont l’interrogeaient les hommes de Dieu parmi nos aînés en Israël. Quant à nous, simples fidèles, ne rompons jamais la communion de prières qui, par les saints de l’Église Iriomphante, unissent à Dieu les soldats de l’Église militante. Mais ayons la prudence de suspendre les actes douteux vers lesquels nous emporte-

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rait notre zèle, lorsque des 'pnsieurs éclairés ^ lorsque nos pasteurs légitimes et suprêmes ne bannissent point de nos esprits toute crainte raisonnable d’erreur.

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