CHAPITRE QUATRIÈME
MOYENS (suite). LE BATON SACERDOTAL.
Le sceptre, mob qui signifie le bâton, est, dès les temps les plus anciens, le signe du pouvoir naturel et surnaturel. — Exemples. — Ses origines mytlio-historiques. — 11 est rayon, caducée, lituus, crosse, baguette de fée, manche à balai de sorcière, bâton de magicien, de magistrat, de commandement, canne de magnétiste... ou canal à fluide. — Le bâton de saint Bernard. — Vertu naturelle ou non delà baguette. — M. Chevreul et le P. Lebrun ; M. le comte J. de Tristan. — Propriétés selon la science. — Exemples. — Conclusion.
Girb, tre volte, a l’oricnie il volio,
'l're voile ai rejjiii ove «iechina il soie,
Etre scosse la verga ond’ nom sepolto Trar da la tomba, e darf;li rnoto suole.
(Tasso, Gerusal., liv. XIII, stanza 6. )
Une lacune importante existerait dans ce travail si, pro^ menant nos regards sur les principaux moyens employés par les médiateurs de la magie, je me taisais sur la verge, sur sa toute-puissance, sur la vertu de la baguette-rayon ou du bâton sacerdotal... Je signalerai donc cette armature-sacramentelle, et je serai loin de m’étonner lorsque l’iiistotorien d’Apollonius de Tyane, nous dit : Les brahmines de l’Inde — ces pontifes sabéistes et magnétiseurs — « portent un anneau et Un bâton qui ont de grandes vertus, sur lesquelles ils gardent le secret ! »
Oui, la verge ou le sceptre, le bâton de commandement ou le bâton pastoral, tel est l’insigne'de la puissance naturelle ou surnaturelle que nous rencontrons en tous lieux, et dans tous les temps, aux mains des hommes que consacre