‹ Les médiateurs et les moyens de la magieChapitre 7 sur 243 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

corps représentatif de notre congrès! Grossissons enfin cette liste du nom des personnages les plus éminents de NOS FxVCüLTÉs MÉDICALES Et, si je m’abstiens de placer en ligne de compte des milliers d'mdividus qui représentent toutes les sectes chrétiennes de la terre ^ je signalerai du moins un nombre CONSIDÉRABLE de ministres placés à la tête de ces cultes.

» Oui, ces memes hommes que nous voyons briller dans les sciences, à la chambre du conseil , au barreau, dans les carrières religieuses,... voilà ceux qui ne rougissent point d’avouer et de patronner cette croyance!

» Observons, en outre, combien il s’en faut que les médium par le canal desquels ces communications descendent jusqu’à nous, comme émanant du monde des Esprits ,. appartiennent exclusivement aux classes obscures ; car ils pullulent dans tous les rangs de la société : they pervnde ail ranks. Nous les rencontrons... parmi les juges de nos cours de justice , dans les rangs les plus élevés de la république, et dans le corps môme des ministres de l’Evangile »

Je me borne à ces quelques lignes significatives de M. Dods. Quant au fragment que je vais extraire du Sgnritual-Telegraph (New-York, 1855, n” 145, p. 1G‘i), il se' recommande par la triple autorité : 1” du grand-juge Edmonds, racontant aux États, qui le connaissent, des faits de notoriété quasi publique et de la plus facile vérification; — 2° de M. Brittan , donnant à ces faits la garantie de sa publication ; — 3" du dénégateur de l’intervention des Esprits, M. Bovee-Dods lui-même, qui, rendant hommage à l’intelligence et à l’honneur de M. Brittan, sa vieille con-

' Le mauvais esprit de corps est moins formé parmi les savants d’Amérique, que parmi ceux de notre Europe; l’opinion des penseurs transatlantiques est restée plus libre.

^ Ministres protestants, cela va sans dire.

LE MONDE AIAGIQÜE.

naissance, appelle cet antagoniste un homme « digne de la COINFIÂNCE ILLIMITÉE du public, qu’il ne trahira jamais». (Id., p. 430, - 4855.)

Le grand-juge Edmonds est l’un des hommes de haut mérite, et de probité rare, que signale h ce titre M. Bovee- Dods, l’adversaire du monde spirituel. 11 s’adresse lui-môme au public, écoutons la parole de ce haut et grave magistrat;

■ son style, précis et simple, expose les phénomènes qui se développèrent instantanément dans la personne de sa fille , miss Laura.

Laura, nous dit-il, ressentit d’abord une violente ayitation dans sa personne. Bientôt après elle écrivit, et ce fut d’une manière toute mécanique, c’est-à-dire sans que sa volonté prît part à cet acte. Fort peu de temps s’étant écoulé, Laura devint un médium parlant : speakiny medium. Mais elle parla sans tomber dans l’extase; elle conserva môme le sentiment et la conscience de ce qui se passait en elle , ou au dehors. Cependant sa science étant plus courte que sa présomption, elle méconnaissait la source des pensées dont sa langue devenait l’organe; elle alla même jusqu’à se figurer en être redevable à de secrètes facultés de son intelli- (jence.

Or, un beau jdur, les invisibles qui l’inspiraient, et dont elle était l’instrument, la disposèrent de telle sorte que les incidents d’un célèbre naufrage se peignissent en elle comme dans un miroir.

Un bâtiment à vapeur, le Saint-François ^ était en mer. Elle vit les flots soulevés balayer et emporter dans l’abîme les hommes du tillac. Frappés de terreur, les malheureux qui restaient sur ce navire l’abandonnant aux vagues, se distribuèrent sur des embarcations distinctes , dont chacune cingla vers un port différent. Cependant, plusieurs jours avant que la moindre nouvelle eût atteint le littoral , I^aura

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