‹ Les médiateurs et les moyens de la magieChapitre 92 sur 243 · CHAPITRE HUITIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE HUITIÈME

la région l’ronlale; et l’intensité, la durée de cette souiïrance répondent aux convulsions du diaphragme. (P. 438.) Tel est l’état physique que nous observâmes dans la personne de Gertrude.

Quant aux phénomènes de caractère insolite et extraordinaire auxquels elle était devenue sujette, un mot va les dire : lorsque ouvertement, ou à V insu de la malade, des prêtres récitaient sur elle les prières du Rituel romain contre les molestations des Esprits des ténèbres; lorsque, pour la soulager, ils avaient recours à des aspersions d’eau

bénite, ou à l’application de reliques des saints, elle tom-

bait dans des convulsions accompagnées de cris et de hurlements qui s’élevaient à l’instant même au plus effrayant diapason. La vigueur et les efforts de plusieurs hommes ne la contenaient que difficilement au milieu de ces crises, où, la pupille, douée d’une mobilité prodigieuse, se contractait et se dilatait tour à tour avec une étonnante rapidité. L’œil devenait alors convulsif, le visage mat, puis livide, et des mouvements de rage se mêlaient à la contraction des mâchoires. Des cris de bêles, des aboiements, des hurlements de chiens, je ne sais enfin quels sons de voix allaient s’échappant avec violence de sa gorge, aussitôt que le prêtre commandait aux mauvais Esprits de donner signe de leur présence. Puis celle agitation, ce bruit, cessaient comme ,par enchantement, dès que le prêtre cessait d’opérer. {Ibid., p. 138-442, etc.)

Les docteurs dont les signatures ferment cette pièce r reconnaissent à l’unanimité l’inlluence vraiment exlraor- 'dinaire et excitatrice que développaient à leurs yeux, sur la I malade, les prières et les objets sacrés. Ils ont vu les mou- 'vements de la crisiaque correspondre au sens et à 1 ex- 1 pression des prières; et ce phénomène, dont la cause agissait •souvent hors de sa présence el à son insu, se pro-

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duisait de telle sorte qu’il 6tait impossible de se l’expliquer par des causes simplement physiques : Da non potcrsi ovvianiente spiec/are cocjli inflnssi (jenerali delle semplioi cogioni fîsiche.(\^. 439-142.)

Il existe donc de suffisantes et fortes raisons de livrer Gertrude Fodrat aux appréciations de l’autorité ecclésias- ' tique, seule compétente dans la question du discernement des Esprits, et dépositaire des remèdes spirituels destinés à les combattre lorsque leur influence est maligne. — Vallauri Francesco, médecin, Giacinto Forni, D*" en médecine et chirurgien, CelsoBellingeri, D" en médecine et chirurgien (p. 140, ib. J'élague une multitude de détails. ..)

La pièce ci-dessus j est-il ajouté par l’auteur, n’était qu’une simple consultation curative. S’il se fût agi d’une consultation légale, la conclusion n’eût certes pas varié d’un iota; mais différentes eussent été l’exposilion, la forme et la déduction des preuves. {Ibid.., p. 140.)

Le médecin de la localité de ces deux vigoureux sujets les avait traités sans que le moindre soulagement correspondit aux efforts soutenus de son art. Quant à Gertrude, elle resta sous l’œil des personnes qui se la proposèrent comme sujet d’étude, à Turin, pendant le laps d’un mois et demi. On put voir à l’aise l’étrange renouvellement de ses tortures de corps et d’esprit, chaque fois que sous ses yeux ouverts, ou à son insu, — a sua insaputa, p. 142, la main d’un expérimentateur approchait de sa personne des objets sacrés. Ainsi le témoignent d’une lèvre unanime ceux qui, dans la cité turinoise , lui donnèrent quelques soins, et les expériences des médecins examinateurs ont confirmé ces faits. Nous ne les avons que sommairement expo.sés, ajoute M. le D*" Forni; mais nous nous hâtons d’établir que notre rapport, après avoir été livré au public sans que nous eussions pris h' moindix part à cette pu-

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