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II. — POSOLOGIE — MODE D'EMPLOI

Les doses sont très variables comme pour tous les médicaments physiologiques.

a) Posologie chez l’adulte : PARROT (1942) CÉLICE, PERRAULT et DUREL (1942) recommandent une dose d'essai quotidienne de 0 g: 40 à 0 g. 80 répartie en plusieurs doses de 0 g. 10.

DECOURT, qui remarque l'extrême variabilité de la posologie avec le moment où le traitement est appli- : qué, note qu'il est possible de voir la dose active varier chez un même malade du simple au double. ou au triple en l’espace de 24 heures. La dose moyenne qu’il préconise est de 0 g. 60 à 0 g. 80 par jour. Il peut être néces-

saire de recourir à des doses fortes : 1 g.,°1 g. 5 par

: jour et même 2 g. D’autres fois, au contraire, l’action thérapeutique est atteinte avec des doses faibles: 0 g. 20. à 0 g. 40.

b) Posologie chez l'enfant : les doses varient suivant l’âge. GATÉ et ses élèves emploient 0 g. 30 à 0 g. 40 par 24 heures à 3 ans. À 9 ans, CUILLERET (1942) utilise 0 g. 60 par jour.

ANGLADE (1943) recommande la dose de 2 cg. 1/2 par kgr: et par jour, chez le nourrisson 0 g. 15 par jour sont en général suffisants. :

€) Fractionnement des doses : le médicament n’est .pas stocké dans l'organisme. Il s’élimine peu à peu. Dès que sa concentration dans les humeurs devient insuffisante, les anomalies, les troubles que l’antihistaminique avait fait rétrocéder, réapparaissent. Il est donc nécessaire de maintenir par des absorptions répétées un certain taux.

Pour des posologies moyennes, le médicament sera absorbé par 0 g. 20 à la fois. Dans quelques cas, il - peut être nécessaire de n’administrer que 0 gr. 10 par prise. D’autres malades, au contraire, supportent sans trouble 0 g. 30 ou 0 g. 40 à la la fois. ns

d) Horaire du traitement : le 2339 RP doit être absorbé au milieu de repas, sans être croqué. Il ne faut jamais l’administrer à jeun, car il peut provoquer alors ï des brûlures gastriques.

e) Durée d'action : l'effet thérapeutique ne se produit que pendant le temps où le médicament se trouve en circulation dans l'organisme. Le début de l’action

survient environ 1/4 heure à une heure après la prise du médicament. Celui-ci n’agit que pendant 3 à 4 heures, d'où la nécessité de répéter les prises comme nous l'avons vu.

ERAQ UE

f) Durée du traitement : PARROT pense que l'efficacité du médicament apparaît plus grande au début de chaque série de 4 jours. Il conseille donc d’interrompre le traitement 3 jours par semaine pour éviter l’accoutumance et profiter de cette plus grande activité de l’antihistaminique à la reprise du traitement.

Pour DECOURT, par contre, le traitement peut être continué très longtemps sans le moindre inconvénient. D'autre part, cet auteur n’a jamais observé d’accoutumance. Il lui semble, au contraire, que la posologie puisse être parfois progréssivement réduite, au cours de cures prolongées.

g) Voies d'introduction : on peut utiliser suivant les cas : la voie buccale, la voie rectale, les injections intramusculaires et intraveineuses, la voie respiratoire.

1) Voie buccale : les comprimés dosés à 0 g. 05 de 2339 RP sont employés en thérapeutique infantile. Chez l’adulte, on utilise les comprimés de 0 g. 10.

Les prises sont faites en plusieures fois comme nous l'avons vu, jamais à jeun, toujours au cours des repas. Les doses sont celles que nous avons indiquées.

2) Voie rectale : le procédé le plus commode consiste à utiliser des suppositoires renfermant 0 g. 20 de 2339 RP et dont on peut prescrire 2 à 3 dans les 24 heures.

3) Voies intramusculaire et intraveineuse : il convient d'éviter les injections hypodermiques. En règle, le 2339 RP sera administré par voie intramusculaire en employant la solution à 2,5 % contenue dans des ampoules de 2 cc. On peut injecter, si nécessaire, 2 à 8 ampoules par jour. Dans quelques cas, assez rares d’ailleurs on peut avoir recours à la voie intraveineuse en utilisant toujours la solution à 2,5 % dont on peut injecter 2 ou 3 ampoules de 2 cc. s’il le faut. La pratique

Are

des injections intraveineuses de 2339 RP présente un

inconvénient technique la sclérose rapide des veines (DECOURT).

CÉLICE, PERRAULT et DUREL préfèrent à l'injection intraveineuse, la perfusion veineuse lente.

Il semble, dans tous les cas, y avoir intérêt à associer aux injections la prise du médicament per os.

4) Voie respiratoire : on a utilisé des aérosols de 2339 RP. Ce procédé convient particulièrement au traitement de l'asthme (CÉLICE, PERRAULT et DUREL).

h) Effets généraux — Intolérance — Incidents signalons la modification de couleur des urines et la tendance à l’oligurie par vaso-constriction rénale:

Le 2339 RP peut produire assez souvent des effets particuliers qu’il est possible de séparer des phénomènes d’intolérance. On peut noter, en particulier, une action hypnotique pouvant entraîner, dans ces cas accentués, une somnolence diurne. Quelquefois s’observe une légère diminution de l’appétit. Certains malades ressentent une impression de bien-être pendant le traitement.

— Des phénomènes d’intolérance peuvent, d’autre part, survenir : état nauséeux ou même vomissements assez rarement; plus fréquemment, vertiges légers, impression de mal de mer, de lourdeur de tête ou de tête vide. Des brûlures se voient quand le médicament est pris à jeun. L’ingestion de sucre, de miel, de glucose, de féculents les fait disparaître, ainsi d’ailleurs que les nausées, les vomissements et la « sensation de vide dans la tête » (DECOURT).

Le plus souvent ces troubles sont sans gravité et de peu de durée. Ils ne persistent que quelques heures au maximum.

D'autre part, ils ne se répètent souvent plus après

2 ou 3 jours de traitement, permettant même une augmentation de la dose.

Il est parfois cependant possible d'observer des incidents plus sérieux,

Chez l’enfant, ANGLADE (1943) recommande de surveiller les cas où la médication est poursuivie plus de 48 heures, car c’est le troisième jour, quand la dose totale ingérée atteint 2 à 3 gr. que se manifeste l’intolérance : vomissements, vertige, pâleur, lipothymie. Cet auteur a observé un cas de grande intolérance chez un enfant de 24 kgr. pour une dose totale de 3 gr. de 2339 RP, administrés à raison de 3 cg. par kg. et par jour. Les symptômes dramatiques furent calmés par une injection intramusculaire de 4 cg. de geapdénal. Les accidents durèrent 24 heures:

DECOURT, après une injection intraveineuse rapide de 2339 RP, a observé de l'angoisse et une tendance lipothymique suivie bientôt d’une sensation euphorique due à la sédation des signes fonctionnels de la crise d'asthme. Il a noté que les malades accusent, après l’injection, une sensation de chaleur en général dans la région abdominale; le pouls s'accélère, de 4 à 6 pulsations par minute, la tension artérielle augmente de 3 em. de Hg pour la maxima et 2 cm. pour la minima.

DECOURT et GORIN ont observé chez une asthmatique traitée par le 2339 RP, une cloche fébrile à 39°5 le huitième jour, le lendemain une éruption généralisée morbilliforme et scarlatiniforme suivant les points, prenant le dixième jour un caractère prurigineux.

CoSTE, BOYER et MORIN ont observé 3 cas d’intolérance retardée survenant vers le neuvième jour. Dans un cas existait une éruption cutanée, dans les deux autres, une poussée fébrile. Chez un autre malade, l’intolérance pate se manifesta par un crochet thermique.

Malgré tout, dans l’ensemble, les troubles sont rela-

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