CURARE
Le cui’are est un poison tiré de plantes de la famille des Strychnées, qui servait aux indigènes de l’Amérique de Sud pour empoisonner leurs flèches. Il contient un principe actif dit ciirarine.
C’est un médicament paralysant,, qui s’absorbe très lentement par le tube digestif, et n’agit bien qu’en injection souscutanée. La mort survient par arrêt de la respiration; on la prévient en faisant la respiration artificielle (Cl. Bernard). L’action paralysante du curare devait être utilisée dans les affections convulsives, et en effet on a fait des injections de solutions curariques dans le tétanos, la rage, la chorée, l’empoisonnement par la strychnine. Le succès n’a pas répondu aux espérances que la théorie avait fait naître.
On injecte à la fois 5 ou lO centigrammes de curare, qu’on répète après quelques heures.
Beigel a employé en vain le curare dans la chorée. Yulpian, chez un enfant de douze ans atteint de rage, a injecté plusieurs doses de 5 centigrammes sans résultat. Bürow a guéri par le curare un cas d’empoisonnement par la strychnine.